Jean-jacques rousseau “julie ou la nouvelle héloïse”

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  • Publié le : 11 novembre 2009
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André Durand présente

“Lettres de deux amants habitants d'une petite ville au pied des Alpes,
recueillies et publiées par J.-J. Rousseau”
(1761)

titre qui devint

“Julie ou La nouvelle Héloïse”

roman épistolaire de Jean-Jacques ROUSSEAU

(544 pages)

pour lequel on trouve un résumé

puis successivement l’examen de :

l’intérêt del’action (page 6)

l’intérêt littéraire (page 7)

l’intérêt documentaire (page 8)

l’intérêt psychologique (page 9)

l’intérêt philosophique (page 11)

la destinée de l’œuvre (page 12)

des commentaires de lettres (pages 12, 13, 14, 15)

Bonnelecture !
Résumé

I

Dans le château de Clarens, près de Vevey, en Suisse, alors que le baron d’Étanges était à l’armée, sa fille, Julie (qui, à seize ans, avait «l’esprit très naturel et agréable, la gaîté, l’étourderie et la naïveté») et sa cousine, Claire, avaient pour précepteur un jeune roturier de dix-huit ans qu’elles se plaisaient à appeler Saint-Preux. Il s'était épris de Julie, qui luiavoua bientôt partager son amour. Sous l’oeil complice de la cousine, ces deux êtres séduisants et vertueux convinrent d’un pacte d’amour innocent, vertueux, pur de toute union physique. Cependant, comme il était roturier, ils n'osaient espérer que le baron d'Étanges, dont le retour à Clarens était proche, consentît à les unir. Julie obtint de Saint-Preux qu'il s'éloignât quelque temps : il avaitjustement des affaires à régler à Sion, dans le Valais. Dans ces montagnes où, pour passer le temps, il fit de longues promenades avec un guide, il fut d'abord frappé par le paysage, puis par les usages du pays. Il sentit peu à peu la fièvre de sa passion s'apaiser sous l'influence bienfaisante de la nature et de l'altitude. À son retour, il s’installa à Meillerie, en face de Vevey, de l’autrecôté du lac de Genève d’où il pouvait voir, grâce à une longue-vue, le château de Clarens où séjournaient les d’Étanges. Mais Julie, souffrant de son absence, tomba malade et Claire le conjura de revenir. Cela suffit à la faire revivre et, leur passion étant irrésistible, elle se donna à lui. Cependant, ils ne pouvaient plus se montrer ensemble. La visite d’un ami du père de Julie, l’aristocrateanglais Édouard Bomston, rendit jaloux Saint-Preux qui l’avait rencontré à Sion : ils furent même sur le point de se battre en duel. Ils se réconcilièrent, et l’Anglais recommanda à M. d’Étanges de permettre le mariage de sa fille avec son précepteur, ce qui fit bondir cet homme qui, piqué de noblesse, ne voulut pas entendre parler d’une mésalliance ; il avait d’ailleurs promis la main de sa fille à unhomme âgé, plutôt froid, M. de Wolmar, un gentilhomme balte qu’il avait rencontré durant ses années de service auprès de puissances étrangères, qui lui avait sauvé la vie et qui était en exil à cause d'une sombre conspiration. Saint-Preux fut accablé : «Il faut partir, murmura-t-il. Eh bien, je partirai... N’ai-je pas asez vécu?» Claire lui annonça alors que M. d’Étanges ne voulait même pas qu’ilrevît Julie avant son départ. Le soir même, après avoir convenu avec elle qu’ils s’écriraient, il quitta Vevey en compagnie d’Édouard Bomston, plus dévoué à son ami qu’il ne l’avait jamais été, et désolé d’avoir bien involontairement été à l’origine de cette cruelle séparation.

II

Après quelques jours, l’Anglais écrivit à Claire pour lui donner des nouvelles de son jeune compagnon de route.Il était très agité et paraissait en proie à une profonde douleur. Il ne sortait de sa tristesse et de son accablement que pour répéter les mêmes questions, les mêmes cris de passion. Il écrivait des brouillons de lettres qu’il jetait ausitôt au feu, ne pouvant tenir un discours sensé. Pourtant, ajoutait Édouard Bomston, il semblait avoir conservé assez de lucidité pour ne pas essayer...
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