Jean racine

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 5 (1142 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 15 janvier 2012
Lire le document complet
Aperçu du document
Jean Racine, né à La Ferté-Milon le 22 décembre 1639 et mort à Paris le 21 avril 1699, est un dramaturge français considéré comme l'un des plus grands auteurs de tragédies de la période classique de la France de Louis XIV.

Issu d'une famille de petits notables il devient orphelin a l'age de 3 ans (sa mère décède en 1641 et son père en 1643). il est recueilli par ses grands-parents et restechez eux jusqu'à la mort de son grand-père en 1649. Sa grand-mère entre alors au couvent de Port-Royal où Racine rejoint sa marraine qui y est religieuse. Il étudie le jansénisme aux Petites écoles de Port-Royal qui l'accueillent gratuitement. Il reçoit une large culture, comprenant la littérature et surtout l'apprentissage du grec et du latin. Cependant, le théâtre y est très peu présent, car lesjansénistes le méprisaient.
À 18 ans, Racine est pauvre, mais possède une très grande culture et il peut s'appuyer sur le réseau de relations des jansénistes. Il étudie alors la philosophie au collège d'Harcourt. L'enseignement qu'il reçoit est fondé sur l'étude de la Bible, de la rhétorique et des auteurs grecs et latins. Il découvre la vie mondaine grâce à un cousin qui habite l'hôtel deLuynes. Il écrit ses premiers poèmes.il tente d'abord de concilier ses aspirations littéraires avec la carrière ecclésiastique, mais finalement il choisit de se consacrer entièrement à la littérature.
En 1660, il reçoit une pension du roi grâce à : la Convalescence du Roi , la Renommée aux Muses et la Nymphe de la Seine.
En 1664, il est introduit à la cour, grâce à un poème à l'éloge de Louis XIV. Ilfait enfin jouer l'une de ses pièces par Molière, la Thébaïde, la même année. Celle-ci n'a pas un grand succès et il se brouille avec Molière
En 1665, il fait jouer Alexandre le Grand qui est son premier succès. La pièce plaît notamment au roi, car elle est à son honneur. Elle est retirée à Molière pour être jouée par une troupe de comédiens plus prestigieux, à l'Hôtel de Bourgogne. C'estcette affaire qui entraîne une brouille définitive entre Molière et Racine.
Racine publie alors deux pamphlets contre Port Royal et ses anciens maîtres qui désapprouvent fortement sa carrière théâtrale, il se brouille avec Port Royal.
L'important succès de la tragédie Andromaque, placée sous la protection de Madame Henriette d'Angleterre, (1667) assure sa réputation.
Privilégiant les sujetsgrecs, Racine, cherchant à rivaliser avec Pierre Corneille, a néanmoins traité trois sujets romains, et un sujet moderne, Bajazet (1672), mais décalé dans l'espace puisque se déroulant dans l'Empire ottoman. On a pu lui reprocher le manque de vérité historique (dans Britannicus ou Mithridate par exemple) et le manque d'action (particulièrement dans Bérénice), mais on a salué la musique de ses vers, sonrespect assez strict des unités de temps, de lieu et d'action qui renforcent la densité et le sentiment tragique, ainsi que de la vraisemblance psychologique : les passions de chacun deviennent en effet les instruments du destin. Parmi ces passions, l'amour tient la première place passion anime et détruit les personnages pourtant tout-puissants (rois, empereurs, princesses...) qui ne peuvent riensur leur propre destin.
On retrouve ici les théories jansénistes : soit l'homme a reçu la grâce divine, soit il en est dépourvu, rien ne peut changer son destin, il est condamné dès sa naissance. Réalisant l'idéal de la tragédie classique, le théâtre racinien présente une action simple, claire, dont les péripéties naissent de la passion même des personnages.
Après une unique comédie, lesPlaideurs, en 1668, il revient définitivement à la tragédie et donne successivement Britannicus (1669), Bérénice (1670), qui est l'occasion d'une joute théâtrale avec Corneille dont la pièce est Tite et Bérénice (c'est Racine qui l'emporte indéniablement), Bajazet (1672), Mithridate (1673), Iphigénie (1674) et Phèdre (1677). Bouleversé par les critiques et les cabales, Racine renonce au théâtre...
tracking img