John fiske

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 8 (1785 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 21 février 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Présentation
John Fiske a grandi en Grande-Bretagne où il a étudié dans la prestigieuse université de Cambridge. Ce chercheur a enseigné en Australie et en Nouvelle-Zélande avant de s’installer aux Etats-Unis. En 2000, il a reçu le titre de professeur émérite de l’université du Wisconsin au sein de laquelle il a enseigné pendant douze années. Il y dirigeait le département des arts de lacommunication. Il est l’instigateur des Cultural Studies en Australie où il fut professeur dans les années 1980 à l’université de Curtin et aux Etats-Unis.
Il a depuis pris sa retraite du monde universitaire pour se consacré avec sa femme à une carrière d’antiquaire. Il vit aujourd’hui dans le Massachussetts.
Fiske rejette la notion de « public » et préfère celle de « publics ». Il y a pour luiplusieurs publics issus de milieux sociaux différents ayants leurs identités propres. C’est ce qu’il aborde dans le texte que nous allons étudiez, il y présente pour la première fois la « démocratie sémiotique » qui lui vaudra tant de critiques. Il s’intéresse à la réception et appui sa réflexion sur les travaux de Stuart Hall avec son modèle codage/décodage qu’il reprend en le confrontant avec lathéorie du braconnage de Michel de Certeau. Il s’inspire aussi des travaux de Roland Barthes et son plaisir du texte.
Dans l’article que nous allons étudiez, Fiske postule que le public décode les programmes grâce à sa capacité sémiotique, c’est le sens de sa formule de « démocratie sémiotique ». Iladopte une définition très large du « texte » qui désigne pour lui un large éventail d’objets etde pratiques. Il entend par texte « une construction signifiante de significations potentielles opérant à plusieurs niveaux ». De plus, de part sa mobilité, son instabilité et les articulations avec d’autres textes, le « texte » n’est pas figé et comprend aussi une intertextualité. En postulant « la textualité de la télévision et l’intertextualité du processus de fabrication de sens et de plaisir »et en plaçant le spectateur au centre avec « sa propre histoire et sa propre subjectivité », Fiske réinvestit le public, les publics du pouvoir.
Le titre de cet article « Moments de télévision : ni le texte ni le public » traduit le rejet de l’auteur de la délimitation absolue entre production, texte et réception.
Parmis sa bibliographie, notons que J. Fiske a publié « understanding popularculture » (1987) et de « télévision culture » (1987) dans lesquels il reprend la notion de braconnage développée par de Certeau ainsi que « Reading télévision » avec J. Hartley en 1996.
Pour conclure, Fiske est un penseur majeur dans le courant des Cultural Studies qui s’inscrit dans le post structuralisme. Son analyse de la réception, en investissant le texte de plusieurs niveaux designifications tout attribuant au public un pouvoir sémiotique presque illimité lui a valu de très nombreuses critiques et un certain discrédit de la part de ses pairs l’accusant entre autre de « populisme », d’ « anarchisme », de « textualisme », et de tous les maux dont souffrent les cultural Studies. Or l’analyse de Fiske résolument optimiste, faisant l’apologie des cultures télévisuelles, s’inscritcomme un élément important dans les recherches sur l’ethnographie des publics.
Moments de télévision : ni le texte ni le public
John Fiske, 1989
Nous avons longtemps gardé en image le spectateur comme passif. L’écran de télévision serait le texte et le spectateur le public. Fiske nous enseigne que le public de télévision n’est pas une catégorie sociale, une classe, une race ou un genre. Unecatégorisation du public est impossible puisqu’il y a différentes façons d’être un public selon le moment.
Un texte télévisuel n’est pas un tout unifié qui émettrait un message vers son « public ». La télévision fabrique du sens, c’est la textualité. L’intertextualité quant à elle correspond au processus de fabrication de sens et de plaisir. Cette notion n’existe que si le spectateur y...
tracking img