John locke

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  • Publié le : 1 décembre 2010
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John Locke (1632-1704)
Médecin et philosophe anglais, il est l’auteur d’une œuvre tardive (écrite à plus de 55ans) : le Traité du gouvernement civil (1689). Les deux livres du Traité renferment les idées du libéralisme politique. Ecrits probablement avant la révolution de 1688-1689, ils constituent une réplique cinglante aux thèses absolutistes qui ont dominé l’Angleterre de Jacques II. Locke ydéveloppe un système philosophique affirmant la nécessité d’une limitation stricte du pouvoir d’Etat.
Impliqué dans les intrigues contre les Stuarts (catholiques, partisans d’un absolutisme royal de droit divin), Locke a du s’exiler en Hollande. Ce n’est qu’après la chute de Jacques II qu’il rentre en Angleterre et y publie son Traité du gouvernement civil. Le premier livre contestevigoureusement la thèse du droit divin développée par Robert Filmer dans Da Patriarcha (1680). Le second s’attaque aux arguments de Hobbes et de son Léviathan (1651). Locke y reprend la thèse hobbesienne du contrat dont il réfute les conclusions. Selon lui, le consentement au pouvoir civil (par le contrat) ne peut contraindre les hommes à abandonner leurs droits naturels. Dès sa présentation de l’état denature, Locke conteste les idées de Hobbes : les hommes, dans leur condition naturelle, vivent dans la concorde, la solidarité et la justice. Néanmoins, la propriété et le commerce sont des sources d’inégalité qui compromettent la paix. Aussi est-il nécessaire que les individus réalisent un pacte social afin de s’unir et de déléguer leur souveraineté à un gouvernement civil capable de sanctionner lesviolations de la loi naturelle.

Contrat
Locke se réapproprie l’idée de contrat. Tout gouvernement prend sa source dans le consentement des hommes qui décident de s’assembler pour lutter contre le désordre et fonder les règles d’une vie sociale harmonieuse. L’innovation de Locke est la distinction qu’il opère entre la société et le pouvoir civil (jusque là, la société, le corps politique et lepouvoir qui l’incarnait étaient vus comme une seule entité). Or, pour Locke, le passage de l’état de nature à l’état social s’opère en deux temps : les hommes réalisent un premier pacte afin de consentir à la formation de la société ; ensuite, ils conviennent par un deuxième pacte de se donner un gouvernement. Cette distinction entre société civile (lieu de vie sociale) et Etat (lieu de viepolitique), deviendra un classique du discours libéral.

Droits naturels
S’il reprend la fiction contractualiste du Léviathan, Locke en tire des conclusions opposées. Rien n’est pour lui plus absurde que d’abandonner tous ses droits au souverain. Si les hommes renoncent à une part de leur liberté pour s’associer, c’est dans le but de conserver leurs droits naturels et non de les perdre. Leurrenonciation n’a de sens que parce qu’elle leur apporte une situation plus favorable que celle de leur vie naturelle.

Fins du gouvernement civil
Pour justifier sa position, Locke réduit le rôle du pouvoir civil à sa fin, qui est sa seule raison d’être. Cette fin est définie au moment où les hommes décident de s’associer : c’est d’entrer en société pour jouir « de leurs propriétés en sûreté et en repos» (la propriété étant entendue au sens large : garantie des biens, sécurité des personnes, liberté).Le pouvoir absolu est donc condamnable puisqu’il ne saurait s’accorder avec ses buts.

De ceci émergent 3 grands principes du libéralisme politique :
-l’existence de droits naturels « inaliénables » (propriété, liberté) : aucun pouvoir ne peut les confisquer, aucun homme ne peut les céderpuisqu’ils lui appartiennent en propre.
-la limitation des pouvoirs du gouvernement civil aux fins qui lui sont assignées : les fins de l’Etat ne résident pas dans l’Etat lui-même mais lui sont extérieures et constituent autant de limites qui circonscrivent son pouvoir.
-en conséquence, la délégation de souveraineté au pouvoir civil est provisoire. Elle ne peut être définitive comme chez Hobbes et...
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