Journal de bord

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  • Publié le : 27 avril 2010
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Lundi 25 janvier :
Ce journal de bord sera pour moi le lieu d'interrogation et d'analyse des pratiques. Conscient que le monde dans lequel nous vivons nous conduit à nous interroger, aujourd'hui plus que jamais, sur les conditions de la réalisation de notre humanité. Je souhaite ainsi mener, dans la durée, un travail approfondi de réflexion critique sur ma pratique.
Une des questions que jeme pose souvent est « que faire pour faire le bien? ».
Français d’origine malienne, j’ai grandi dans un milieu assez confortable stable et très religieux. Je sais que cela ne fait pas de moi une personne originale, des millions de personnes sont dans la même situation de pouvoir vivre une double culture. Bien sûr cette dernière a bien des avantages mais il est plus rare que les gens parlent deshandicaps que peut procurer cette double culture. Les avantages sont certains : expériences et une approche de certaines choses que personne ne pourra nous enlever. Cependant, il y a des problèmes propres à cette caractéristique : c un peu comme si on était confronté à deux vies qui se contredisent. Jusqu’à mes 12ans, j’ai cru par exemple que tout le monde avait une langue pour la maison (lebambara, dialecte français) et une langue pour l’extérieur (le français), mes parents soucieux que je ne devienne pas mauvais élève du aux confusions de langues que je pouvais faire m’interdisaient presque de parler bambara en dehors de la maison et du milieu familiale. La double culture ne devient pas naturellement quelque chose de merveilleux, de magique et de bénéfique. Parfois, elle ne le devientjamais. Et c’est là que le bât blesse : nombreux sont ceux qui sont convaincus qu’ils sont entièrement les deux cultures à la fois alors que l’on est que la moitié de chaque culture. C’est un peu comme être schizophrène, il faut faire avec. Nos parents gardaient leur mode de vie tout en nous confiant à d’autres qui ne vivaient pas la même. J’ai eu une conversation avec un ami à ce sujet-là. Cedernier ne voyait la double culture uniquement comme un « cadeau du ciel » certain qu’il possédait un avantage sur les personne monocultures et ne comprenant pas qu’on puisse dire que la double culture peut-être pesante.
Chaque, jour nous nous battons pour le meilleur, pour toucher du bout des doigts un bonheur éphémère ou inexistant, utopique et illusoire. Alors sincèrement je me demande bien àquoi notre vie nous mène, quel est le but du jeu ? Au fond, quel que soit nos vies, nos actes, qu'ils soient bon ou mauvais, la fin qui nous attend est pour tout le monde la même, le bilan est nul et pour tout le monde le même. Alors à quoi bon se donner tant de mal ?
Jeudi 28 janvier :
Cette semaine j’ai fait la connaissance d’une personne assez particulière qui s’apparente être un « nolife »,terme utilisé pour des personnes n’ayant aucune vie sociale. Mais alors comment l’ai-je rencontré alors me demanderez-vous? Tout simplement parce que c’est le frère d’un ami. Bref, on parle souvent des nolife comme des personnes qu’il faut aider : adolescents boutonneux qui restent enfermés chez eux, vieux informaticiens geek à lunettes, etc…. Bref des junkies du monde virtuel. Ces personnes sontrelégués au rang des drogués. C’est alors que je me suis amusé mentalement a comparé un nolife avec une personne « normale ».
Si je prends l’exemple de ce jeune homme. Il est célibataire, il vit seul, chez lui s’entassent des boîtes de pizza vide, deux ou trois sacs MacDo avec les verres de coca vide sur le sol. Il a plein de livres : aussi bien des bd, des collections type harry potter ou seigneurdes anneaux, des livre sur l’informatique, des grands classiques, des Da vinci Brown etc… Bon chez lui ce n’est pas très propre, poussière, odeur de renfermé, des vêtements qui trainent. Il passe son temps sur son pc et internet. AU cours des conversation que j’ai avec lui je me rends compte qu’il pourrait sortir, rencontrer du monde mais il n’en juste pas envie, forcément puisque sa vie sur...
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