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  • Publié le : 29 juillet 2010
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Georg Simmel
“Les grandes villes et la vie de l’esprit”

Aspects biographiques

Simmel est né en 1858 et est mort en 1918.
C’est un auteur important, qui était un ami de Weber. Simmel était assez inclassable. Il n’est allé à l’université qu’en 1914. Il a écrit dans des journaux, ce qui n’était pas bien vu à l’époque. Durkheim le connaissait mais ne l’appréciait pas trop car iltrouvait que les travaux de Simmel n’étaient pas assez scientifiques, trop formels.
Simmel se place aux côtés de Weber en Sociologie.

Ce qui intéresse Durkheim, c’est le rapport entre le groupe et l’individu ; alors que pour Simmel, ce sont les relations sociales entre les individus. Simmel va donc s’intéresser aux cercles, c’est-à-dire aux relations réciproques de lien, de conflit.Pour rappel, Weber s’intéresse à l’activité sociale, c’est-à-dire ce que font les individus en face d’autres individus. Simmel fait la même analyse, et peut être considéré comme un précurseur de la Psychologie sociale. Il va dans domaine un peu étranger à celui de Durkheim en faisant intervenir l’individu.

Analyse du texte

Le texte date de 1903. Il s’y dégage une analyse del’individu moderne et de l’individualisme moderne, un peu comme pour Tocqueville. Néanmoins, à l’époque de Tocqueville, il n’y avait pas de grandes villes.
Simmel dit que les problèmes les plus profonds de la vie moderne ont leur source dans les rapports entre les contenus individuels et supra individuels. Le thème fondamental de cette étude va être la façon dont le sujet réagit à ce qui sepasse. La façon dont l’individu vit lui impose d’être utilisé par un mécanisme supra individuel.

Le premier trait de la vie dans les grandes villes est l’intellectualité. La vie des grandes vielles impose une stimulation nerveuse permanente. On est tout le temps stimulé, sollicité. Personne ne peut gérer tout ça ; il faut qu’on s’en protège. Simmel utilise un peu ici des idéals types. Cettevie dans les grandes villes s’oppose à la vie à la campagne, qui est plus régulière, plus calme. La vie de l’âme repose alors sur l’amitié. Pourquoi alors la vie en ville est-elle intellectualisée ? Car, pour son protéger de tous les stimuli permanents, on se défend par l’intellect.

Avec cette intellectualité, il y a un autre trait : l’impersonnalité des échanges. Là, c’est le fondement dela vie économique. Simmel dit que la vie économique moderne dans une société capitaliste est dominée par l’argent. C’est quoi l’argent ? C’est quelque chose de purement intellectuel qui exige que les Hommes soient rationnels et égoïstes (d’après Smith et Ricardo). Cet Homme rationnel de l’économie, auquel on n’échappe pas, c’est ce que Simmel appelle les rapports supra individuels. C’est larationalité de l’argent. L’Homme doit être indifférent à tout ce qui est individuel, il ne s’intéresse qu’à l’argent, au coût. « L’argent n’implique de rapports qu’avec ce qui est universellement commun » écrit Simmel. Les Hommes doivent se couler dans ce moule (Marx disait qu’il n’y avait que des "valeurs d’échanges"). Tout ce qui est de l’ordre de la qualité se réduit à des valeurs quantitatives.C’est ça l’argent.

Les Hommes ont des rapports entre eux, mais ceux-ci sont en rapport avec leur individualité. On peut se rappeler que Mauss, dans son “Essai sur le don”, disait que dans les anciennes sociétés, il n’y avait pas ces rapports-là.
Simmel dit qu’il règne dans ce monde une "objectivité impitoyable". On ne sait pas pour qui on produit, mais peu importe. L’Homme doit existerdans ce monde, et pour cela il développe une intellectualité et une impersonnalité. Dans une grande ville, c’est encore plus vrai qu’ailleurs. On peut penser qu’à la campagne, il reste un peu d’humanité, de rapports entre les Hommes.

Weber, de façon assez systématique, place les relations entre les Hommes au niveau de l’impersonnalité. Pour parler du capitalisme, il utilise...
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