Jules ferry

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  • Publié le : 7 mai 2009
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Jules Ferry naît le 5 avril 1832 à Saint-Dié dans les Vosges. Il est le second enfant d'un avocat au barreau de la ville et est élevé dans une atmosphère austère en compagnie de sa s' ur Adèle, née en 1826, et de son frère cadet, Charles, de deux ans plus jeune. Les Ferry quitte Saint-Dié en 1846 pour Strasbourg, puis s'installent en 1850 à Paris. Jules Ferry effectue donc ses études secondairesdans plusieurs établissements, entrant ainsi au Collège de Saint-Dié avant d’être admis au Lycée de Strasbourg. Reçu bachelier en 1851, le jeune homme fait ensuite son droit. Ayant dans un premier temps envisagé de servir l'État, il s'inscrit au barreau de Paris et s’emploie en tant que stagiaire chez un avocat d'affaires. Devenu secrétaire de la Conférence des avocats en 1854, il est désigné parPierre Antoine Berryer pour prononcer le discours de rentrée l’année suivante. Cet exercice oratoire, qu’il intitule De l’influence des idées philosophiques sur la barreau au XVIIIème siècle, lui permet d’exposer ses convictions politiques.

Des références à la justice sociale, à la liberté de conscience et à la laïcité le classent alors parmi les opposants au Second Empire et lui permettentd’accéder à la notoriété. Jules Ferry est reçu à présent dans les salons parisiens, dans celui d'Émile Ollivier notamment. Il collabore au Courrier de Paris, à La Presse d'Émile de Girardin ou à La Revue des Deux Mondes, livrant des articles sur la politique industrielle et économique. Jules Ferry fait paraître le 3 août 1861 un Manuel électoral, suivi de La Lutte électorale de 1863. Dans ce dernierpamphlet, il s’élève contre la pratique des candidatures officielles aux élections législatives, celles-ci faussant selon lui le jeu électoral. Traduit en justice et condamné, Jules Ferry récidive quelques années plus tard dans sa dénonciation des tares du régime impérial. En 1868, il rédige pour le journal Le Temps une série d'articles sur Les Comptes fantastiques d'Haussmann, dénonçant avecvirulence l'éventrement et la curée du vieux Paris par l’omnipotent préfet de la Seine.

L’année suivante, Jules Ferry prend part à la campagne électorale qui précède les élections législatives et crée avec l’aide de Jules Favre L'Électeur libre, un hebdomadaire républicain. Le candidat de l’opposition adresse alors à ses électeurs une profession de foi d’inspiration radicale dans laquelle ilréclame la séparation de l’Église et de l’État, la décentralisation administrative et la réforme de la justice. Le 6 mai 1869, Jules Ferry est élu député de le 6ème circonscription de la Seine. A cette époque et afin de poursuivre la libéralisation du Second Empire, Napoléon III place Émile Ollivier à la tête du gouvernement. En compagnie de Léon Gambetta, Jules Ferry se signale alors par ses prises deposition à l’Assemblée contre son ancien ami. En avril 1870, il prononce à la salle Molière un grand discours sur l'enseignement, brodant sur " le problème de l'éducation du peuple ". Quelques mois plus tard, Jules Ferry dénonce le péril de la guerre qui s’annonce face à la Prusse mais vote néanmoins comme la grande majorité des députés les crédits militaires. Cette guerre franco-prussienne, quiprovoque la chute de l’Empire, place de nouveau sur le devant de la scène politique un des ses plus virulents opposants.

Le 1er septembre 1870, Napoléon III et les troupes françaises sont encerclées à Sedan. Après une journée de combats, l'Empereur choisit de se rendre. Il refuse cependant de traiter avec les autorités allemandes, la responsabilité en incombe donc à l'Impératrice, régente del'Empire, et au Gouvernement. Cependant, le 3 septembre, les députés républicains se prononcent pour la déchéance du régime en place tandis que le Corps législatif s'y oppose. Le lendemain, la foule des parisiens envahit le Palais-Bourbon où Léon Gambetta annonce la fin du Second Empire. Plus tard, à l'Hôtel-de-Ville et en compagnie de Jules Ferry et Jules Favre, il proclame la République. Jules...
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