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  • Publié le : 15 mai 2010
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I

Emile était seul dans la salle d'attente. L'atmosphère froide, un simple rideau blanc filtrait la lumière. Assit avec nonchalance, ces yeux fixaient la pile de magazine babillard qui regorgeait sur la table. Ses pensées divaguaient, il était en vrac.
Cet ado commençait à peine à s'ouvrir tel une fleur de lotus, à ce monde qui le terrifiait jusqu'ici. Les adultes lui reprochaient cettenaïveté juvénile; il croyait que la vie se résumait à la quête du bonheur, il n'arrivait pas à concevoir que des hommes puissent nuire à d'autres hommes par intérêts, il ne savait pas ce qu'aimer voulait dire.
Emile pensait être tombé amoureux à plusieurs reprise dans le passé. La dernière se nommé Julie, il l'avait connu dans son lycée, elle était dans le même groupe de science que lui. Il étaitpétrifiait rien qu'à l'idée de l'approcher. Il ressentait le besoin perpétuel de savoir ou elle était, et dès qu'il l'a voyé, un vertige l'inondait et le faisait fuir dans la direction opposé. Pourtant, tout les soirs, Julie était dans sa chambre. Emile la regardait sourire, il lui dévoilait son amour par de belles phrases enrobés de poésie, et elle, semblait succomber à chaque syllabe qu'il prononçait.Au collège, ce petit gars avait éprouvé des difficultés d'intégrations avec ses camarades. Il était même parfois la cible de bizuterie sauvageonne par les autres élèves, qui avaient pour habitude le vendredi de passer à tabac les reclus de la classe avant d'aller en cours de musique. Contrairement aux autres reclus, il n'avait rien de disgracieux, principale cause de rejet. Parfois même, cescheveux bruns, et son petit nez en trompette pouvaient susciter chez ses camarades féminines de doux regards. Cependant, son manque de confiance lui faisait attribuer ces regards en moquerie . 
Il existait toutefois quelques personnes avec qui Emile nouait des relations amicales. Plus par dépit que par volonté. Il les rejoignait à droite à gauche. C'étaient deux anciens geeks, qui pour rompre leuraddiction aux jeux au réseaux, s'en était trouvé une nouvelle à la marijuana. Ils l'a consommaient avec autant de régularité qu'un diabétique consomme son insuline. Que se soit sur un rocher de bord de mer, ou dans des calanques, voir dans une petite ruelle sombre, cela n'avait pas d'importance, s'était le finalité qui compte«Le spliff». Ils n'avaient que ces mots à la bouche:«Shit, Beuh, Weed,Slim, olive» . Cependant lui éprouvait une aversion pour ce truc, voir ses amis le fumer le tétanisait. Il avait peur de se faire surprendre par la police. 
Mais au moins, comme Emile pensait, il ne passait pas le week-end chez lui comme avant, à écrire des vers mélancoliques, essayant ainsi de se donner de l'envergure comme ses idoles, ou bien en participant sur des forums musicaux. Paradoxalement aux autres jeunes de son collège, qui se laissaient lobotomiser par des chanteuses de hip-hop, gerbant dans un micro des fioritures nauséabondes, Emile aimait le rock'n'roll et la poésie. 
Il s'intéressait au lyrisme de Ian Curtis, de Charles Baudelaire, et d'Arthur Rimbaud. Néanmoins, il n'avait rien d'une créature atrabilaire, il affectionnait juste cette esthétique glaciale et suffocante.Que se soit en photo, en littérature, en peinture, au cinéma, ou en musique, c'était toujours ce qui le touchait le plus dans cette vertu que l'on nomme «Art».

Lors sa première seconde, il avait rencontré en voyage scolaire un type plus âgé nommé François, avec qui il partageait la même passion pour la musique, très vite, avec trois autres amis, ils se mirent à répéter des chansons des Strokes.François étant plus alaise dans son rapport avec l'altérité, il lui apporta beaucoup. Il lui apprit à avoir plus confiance en lui, il s'aperçut que dans son tempérament atypique, si au premier regard il pouvait déranger, dedans résidait tout son charme. Ceci l'aida à avoir une meilleur opinion de lui-même.
Quant à ses rapports avec ses parents, Emile avait certaine difficultés de communication...
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