Kabuli kid

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 5 (1086 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 23 mars 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Set in the sun-soaked streets of modern day Kabul, Kabuli Kid displays a marvelous sense of comic restraint in the unfolding of its neorealist fable, offering a detailed glimpse into Afghanistan by lovingly presenting life as it is lived. Wry but ultimately optimistic Khaled spends his days driving a taxi through Kabul’s chaotic and war-torn terrain, griping about his city’s shortcomings to hisclients. Throughout it all, he struggles to provide for his rather large family (comprised only of daughters, much to his shame). Shortly after espousing this very point to his latest fare, an anonymous woman in full burka, he discovers her infant son in the back of his cab. Refusing to believe that any mother could simply abandon a child, Khaled reluctantly engages in a fruitless search to returnthe baby that no one seems to want. With a well-honed survival instinct at odds with his kind-hearted nature, Khaled attempts to alleviate himself of his burden while increasingly assuming responsibility for the care of the child. In the midst of this high-stakes premise spanning 36 hours, first-time fiction filmmaker Barmak Akram wisely chooses to focus on the simple yet delicate details of dailylife, gently grounding the film in a sense of local authenticity. Deftly capturing elements of screwball scenario through a naturalistic lens, Kabuli Kid crafts a richly human portrait of a complex city

'L'enfant de Kaboul' frappe par son réalisme et sa précision

le quotidien afghan est si dramatique et incroyable qu'il en semble finalement fictif

parler du problème des enfants des ruesqui n'ont ni écoles, ni moyens ; ou encore de l'impuissance d'institutions telles que l'orphelinat ou les ONG

Véritable touche-à-tout, Barmak Akram s'illustre dans une multitude de domaines, de la musique au cinéma, en passant par les arts plastiques. Réfugié politique afghan, il arrive en France en 1981. Bouillonnant de curiosité, il étudie alors à la Fémis, aux Beaux-Arts et aux Arts-Déco.Son engouement pour la culture persane se ressent dans ses compositions musicales, qu'il écrit d'abord pour lui-même. Rapidement remarqué, son talent est néanmoins sollicité par des chanteurs comme Mathieu Chedid - dont il signe le titre 'La Rose pourpre du coeur' - et Susheela Raman. Mais c'est dans les arts visuels que Barmak Akram laisse réellement libre cours à son imagination. Auteur de vidéosexpérimentales regroupées sous le nom de 'vidéotos', il est aussi l'inventeur du 'phytomorphisme', concept selon lequel il existe des ressemblances physiques entre les végétaux et les humains. Admirateur du dadaïsme, il voit plusieurs de ses films projetés lors de l'exposition consacrée au mouvement artistique au centre Beaubourg. En 2009, Barmak Akram met en scène son premier long métrage 'L'Enfant de Kaboul', coécrit avec Jean-Claude Carrière. Celui qui se fait appeler 'Duchamp B.' en hommage à Marcel Duchamp et à Douchanbé, la capitale du Tadjikistan, apparaît comme un électron libre insatiable et foisonnant d'idées.

Dans un pays roulé-compressé par les invasions qui s’achèvent, Barmak Akram filme là un pur manifeste de l’après-guerre. Si le film peine à séduire, banalisant sespersonnages en s’en écartant trop, il vaut néanmoins pour le témoignage qu’il nous livre d’un territoire trop médiatisé pour être vrai.

Khaled, chauffeur de Taxi, découvre sur sa banquette arrière un nourrisson abandonné par une femme à burqa, corps masqué, cliente fantôme qui s’en est allée aussitôt déposée. Il croit qu’elle l’a oublié, qu’elle n’a pas fait exprès. Mais tous ses prochesmartèlent : quel genre de mère laisserait traîner son fils dans un taxi par étourderie ? Commence alors le cahot, l’agitation, la quête tout en sueurs et angoisses d’un tuteur pour l’enfant. L’abandonner, le garder, le confier, le donner, le reprendre, le restituer, que faire, soupirer, et se poser ces questions jusqu’à l’espéré coup du sort.
Sur le papier, L’Enfant de Kaboul a tout pour éblouir. A...
tracking img