Kant

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 5 (1101 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 18 avril 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Quelle est l'idée fondamentale du texte ? Nul gouvernement ne peut contraindre à être heureux les sujets d'une communauté, cette quête ressortant uniquement des individus eux-mêmes. Le gouvernement qui voudrait opérer cette contrainte relèverait du despotisme, c'est-à-dire d'un pouvoir absolu et oppressif.
Le problème posé par ce texte est donc celui de la liberté politique ou juridique, maisaussi de l'autonomie de choix. Comment comprendre la liberté de chaque membre de la société, au sein d'une communauté politique, et comment la saisir, en son essence profonde, hors de toute autorité tyrannique ?

Qui ne se laisserait pas séduire par la promesse du bonheur ? Qui accepterait de tourner le dos à cette promesse si alléchante, (le bonheur étant le but même de l'existence humaine) ?Kant va montrer dans ce texte en quoi la promesse du bonheur est incompatible avec l'affirmation de la liberté, essence de l'homme moderne. Plus précisément, l'auteur fait ressortir a travers ces quelques lignes, un paradoxe : un Etat qui n'aurait comme souci que le bonheur de la population, comportement que l'on peut rapprocher à celui d'un père qui pense donner le Bonheur à ses enfants, serait piredes Etats, « le plus despotique » ; en effet, il ne laisserait pas aux individus la liberté de trouver Leur bonheur. Pour le philosophe Emmanuel Kant, un Etat se doit de garantir les libertés individuelles par lesquelles chacun pourra faire la quête de son bonheur sans que ces libertés ne puissent constituer une entrave au bonheur d'autrui ; l'Etat n'a même de légitimité qu'en ce sens !

Laquestion du rapport entre bonheur et politique intéresse nombre de philosophes et est au centre de nombreuses théories politiques. Elle est fortement liée au rapport entre l’individu et la communauté, entre le domaine privé et le domaine public. Est-ce le rôle d’un état qui cohère toutes les individualités d’organiser le bonheur particulier ? La réponse de Kant est de prévenir contre uneintervention trop présente de l’Etat dans le bonheur particulier et de limiter son action à une juste répartition des droits et des libertés.
Cet extrait de Théorie et pratique, écrit en 1793, se présente à l’origine comme une définition de la notion de liberté dans une communauté humaine, c’est-à-dire dans son versant politique. De même, il témoigne tout à fait de l’idée que Kant se fait de l’Etat, unprincipe d’ordre qui fédère des êtres doués de raison autour de lois générales auxquels ils souscrivent pour leur propre intérêt. De même, l’Etat idéal est défini en opposition à un contre exemple : le despotisme. On perçoit enfin que la liberté doit être répartie justement entre les hommes pour qu’ils aient les mêmes droits et pour accéder au bonheur. La véritable question du texte semble alorsporter sur les liens entre gouvernement et individu, ou soit entre bonheur des individus et politique.

Il appartient à chacun de décider comment il se représente son propre bonheur (par exemple: s'il souhaite prendre sa retraite ou pas - à quel âge).
C'est ce qu'expliquait Kant dans le texte qui suit qui peut, sur ce point, être dit "libéral" (la volonté de préserver la liberté ici l'emporte surle souci du confort ou de la sécurité sociale).

Notion d’universalité des règles. Idée de Kant : ce que l’on a le droit de faire, est ce qui peut être universalisé. Donc : je n’ai pas le droit d’imposer mon bonheur, si chacun en faisait ainsi, ce serait le chaos.
Plan :
Lignes 1 à 6 : Le bonheur est une affaire privée, qui doit respecter la liberté d’autrui.
Lignes 6 à la fin : Dimensionpolitique : la prise en charge paternaliste du bonheur est le pire despotisme car il impose la passivité des individus.
Thèse : Dans ce texte, Kant affirme que la recherche du bonheur est une affaire privée, en faire une affaire politique serait le pire despotisme.

de la ligne 1 à la ligne 7 : Kant affirme d'emblée que le bonheur est une affaire privée. La seule limite : respecter la liberté...
tracking img