Karen blixen

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  • Publié le : 4 avril 2011
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Karen Blixen est née le 17 avril 1885 dans une famille aristocratique ayant des goûts littéraires prononcés.
Apres la mort de son père Karen est devenu l’écrivaine. Elle dessine et écrit des poèmes, des pièces de théâtre et des histoires. En août 1907, sous le pseudonyme d’Osceola, elle publie sa première nouvelle « Les Deux Solitaires » dans la revue littéraire.
Elle épouse en 1914 son cousinsuédois, le baron Blixen-Finecke, qui décide d’acquérir une ferme et une plantation de café près de Nairobi, au pied du Ngong. Elle découvre le Kenya, ses colons, ses aventuriers, ses déracinés mais aussi l’âme noire de l’Afrique. Un monde nouveau s’ouvre à elle, un pays fabuleux avec lequel elle va partager une extraordinaire histoire d’amour. « J’ai de cette période, nous confie-t-elle, lesouvenir d’une perpétuelle leçon dans l’art de vivre dans le présent, ou plus exactement dans l’éternité qui ne comporte ni passé, ni futur ». Aimant passionnément la population indigène, Karen Blixen décrit ses mœurs, ses lois, ses habitudes, la forme à la fois mythique et panthéiste de son esprit, et elle se livre à une critique indirecte de la civilisation européenne.
L’attirance de Karen Blixenpour l’Afrique a été immédiate et sensuelle. « Ils entrèrent, écrit-elle, dans mon existence, comme une sorte de réponse à quelque appel de ma nature profonde peut-être à mes rêves d’enfance, ou à la poésie que j’avais lue et adorée longtemps auparavant ». L’auteur a voulu laisser parler l’Afrique, que ses mystères, ses histoires et sa magie. On apprécie tout au long de ces pages les exceptionnellesdescriptions de paysages évoquées avec nostalgie, intelligence et finesse. Son style poétique, empreint d’un certain humour, ne s’embarrasse pas de détails. Admirable conteuse, Karen Blixen, transforme habilement les souffrances et les tragédies qu’elle a endurées en quelque chose de sublime. Elle interpelle le lecteur, sollicite sans cesse son attention pour observer ce monde nouveau. Un récitbouleversant, ponctué des colères d’une femme face aux injustices de la colonisation, face au statut des femmes dans une société qui reste figée, régie par un protocole qui n’a plus de raison d’être en Afrique.
L'auteur, qui a vécu au Kenya de 1914 à 1931, raconte la vie dans sa ferme de culture de café à proximité de Nairobi. C'est une exploitation immense et féodale. La maîtresse, la " m'saba "règne sur elle comme un seigneur du moyen Age, qui aurait toute la largeur d'esprit d'une femme cultivée du XXe siècle.
Intelligence et culture, originalité et fantaisie, récits et souvenirs s'efforcent de dégager un élément capital de la vie de l'auteur : la découverte de l'âme noire. On peut voir l’opposition implicite des peuples d’Afrique, par exemple : Massaïs, Somalis, Kikuyus.
Un thèmeessentiel dans son œuvre est l'analyse du processus de la décision. Ses personnages se trouvent souvent devant un choix existentiel et c'est elle qui doit trancher pour eux. Les Noirs lui confient le rôle de " serpent d'airain ". Ce rôle est lourd, dépourvu d'agrément. " Le raisonnement des indigènes, écrit-elle, ne procède pas comme le nôtre. Les nègres ressemblent aux races disparues, quitrouvaient tout naturel qu'Odin sacrifiât un œil pour obtenir la perception complète de l'univers ou que le dieu de l'Amour fût représenté par un enfant ignorant de l'amour. […] Le propre de la magie, c'est de marquer à tout jamais celui qu'en fut l'instrument. Peu d'Européens sont aptes à jouer les serpents d'airain, mais le rang et l'importance qui sont attribués aux Blancs dans le monde indigène sonttoujours proportionnés aux dispositions qu'on leur reconnaît pour ce rôle ".
La vente de la ferme obligea l'auteur à quitter l'Afrique et à abandonner tout ce qu'elle possédait comme " la rançon de sa vie ". Il y a dans le livre 'exceptionnelles descriptions de paysage et d'admirables pages sur la vie des animaux.

Symboles et signification
De Stanley à Ransmayr, il n’est cependant pas...
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