Karl barth

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  • Publié le : 15 juillet 2011
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Recension du livre :BARTH, Karl, Dogmatique, La doctrine de la création, Vol. 3, Tome 1, Genève : Labor et Fides, pp. 1-100
L’étudiant : Le Professeur :
Hokhma MANDEVO MANZALI Dr. COOK

Abidjan, mars 2011Ouvrage
BARTH, Karl, Dogmatique, La doctrine de la création, Vol. 3, Tome 1, Genève : Labor et Fides, pp. 1-100 (465 p.).

Auteur
Karl Barth (1886-1968) est probablement le théologien protestant le plus marquant du XXe s. En effet, son lectorat s’élargissait jusque dans le monde catholique où il influença d’aucuns dont Hans Kung.Il fut même sollicité au concile de Vatican II où il fit part de ses réflexions dans Ad limina apostolorum (1966). Barth a reçu sa formation théologique en Allemagne par des théologiens libéraux ; mais il a rejeté le libéralisme et a reconnu qu’en tant que pasteur et théologien, le message libéral basé sur la raison et l’expérience ne valait pas pour l’homme. De ce fait, il se consacra à une étudesérieuse et profonde de la Bible. C’est avec ce nouveau souffle que Barth, docteur en théologie, enseigna à plusieurs endroits avant de s’établir définitivement à l’université de Bale en rédigeant son ouvrage monumental (Die Kirchliche Dogmatik) traduit et publié en langue française sous le titre Dogmatique.

Résumé de la lecture
Les cents premières pages du livre que nous avons lues, sontdivisées en deux grandes parties : la foi en Dieu, le Créateur (pp. 1-42) et la création, histoire, histoire de la création (pp. 43-100). Contraint d’exposer la matière de la Dogmatique d’une manière complète et suivie, Barth ne peut passer outre la « doctrine de la création » bien que ce soit pour lui un terrain où il se sent beaucoup moins confiant et assuré. C’est pourquoi il consacre pour cesujet tout un volume dans son œuvre. Il s’engage avant tout d’aborder le premier article de la foi chrétienne si souvent préféré ou négligé que cela donne à réfléchir : « Je crois en Dieu, le Père tout- puissant, Créateur du ciel et de la terre ». Barth insiste sur le fait que croire à l’œuvre créatrice de Dieu relève d’un acte de foi car c’est seul en acceptant le témoignage de Jésus-Christ quel’homme est amené à considérer le créateur à la fois comme Dieu et Père. La création à elle seule ne peut révéler à l’homme la nature du créateur. C’est pourquoi dans son développement Barth ne fait mention ni de la théologie naturelle ni de la théologie générale. Il base ses réflexions dans une lecture approfondie de deux premiers chapitres de la Genèse.
Barth ne s’arrête pas seulement dans ses deuxchapitres de la Genèse mais étend sa lecture dans toute la Bible pour montrer pourquoi l’Eglise a raison d’insérer la doctrine de la création dans sa confession de foi. Il découvre alors que le point culminant de l’œuvre de la création est le Messie, Jésus-Christ, par l’unité qu’il vient établir entre le Créateur et la créature. Ce fait montre que Dieu n’est vraiment pas seul et l’homme non plusn’est pas seul. Dieu a choisi délibérément de faire exister à côté de lui la créature, tout ce qui existe en dehors de lui. De ce fait, croire en Jésus-Christ c’est vivre dans la présence du Créateur grâce à sa médiation. Barth examine quelques aspects déterminants et concrets de cette foi : si la foi en Jésus est une vie dans la présence du Créateur, elle permet à l’homme d’expérimenter et dereconnaître d’abord le pouvoir du Créateur sur toutes choses, ensuite le droit du Créateur sur la créature dont il fait partie, et enfin l’intention bienveillante de ce même Créateur qui en plus de la vie qu’il donne, offrit par sa miséricorde son Fils pour sauver sa créature.
Après avoir posé les jalons de son troisième volume sur la doctrine de la création, comme faisant partie de la confession...
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