Karl marx

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  • Publié le : 15 février 2010
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Le Programme Révolutionnaire de Karl Marx

En quoi le Manifeste du Parti communiste de Karl Marx se veut-il être un programme révolutionnaire ?

I) Le prolétariat, classe oppressée par la classe bourgeoise, en tant que bénéficiaire du programme révolutionnaire de Marx

1)La lutte des classes existe depuis toujours

L’histoire montre toute société a été dans le cas d’une lutte desclasses, que ce soit en Antiquité avec la relation entre l’Homme libre et l’esclave, ou bien au temps de la société féodale entre le seigneur propriétaire de la terre et les serfs, petits paysans ruraux constituant la classe productrice.
Cela montre que l’on avait déjà affaire à des oppositions entre oppresseurs et oppressés , à un conflit, à une lutte — que Marx qualifie de « lutte de classes ».La classe est déterminée par des conditions de production.

2) La classe bourgeoise et l’émergence du capitalisme, facteur de constitution du prolétariat.

.L’époque moderne est donc l’époque de la domination bourgeoise, et l’idéologie qui la dirige en quelques sortes est l’idéologie économique. C’est celle d’un nouveau stade de la division du travail.
La bourgeoisie est issue de la fin del’époque féodale et de l’attrait des villes avec le développement de la finance et du commerce. Elle est marchande et congruente au à l’apparition d’un monde qui n’est plus seulement européen mais de plus en plus américain et où la circulation des richesses entraîne l’essor de l’industrie ; son essor est lié au processus  de mondialisation de l’économie due au commerce. Il dénonce tout d’abord labourgeoisie comme responsable d’assujettissement des peuples des pays d’Orient (référence à la colonisation). Mais la bourgeoisie, c’est l’invention du capital et donc d’une nouvelle forme d’exploitation. 
En effet, Marx constate une société scindée en 2 grands camps qu’il qualifie d’hostiles. Parallèlement au développement de la classe bourgeoise détentrice du Capital s’est constituée le Prolétariatforce productive.

3)La condition de la classe prolétaire.

Ces ouvriers sont « comme une marchandise » : exposés aux aléas de la concurrence. Ceux-ci, en plus d’être mal rémunérés pendant que la classe bourgeoise accumule les profits et donc du Capital, ne sont plus qu’un accessoire de la machine, et l’on exige d’eux que le geste le plus simple, le plus monotone (d’ou la perte de l’interetdu travail.)
Même si la grande industrie et la machinisme n’ont pas encore remplacé le travail manuel, l’ouvrier n’est plus l’auteur de son travail, il n’est plus propriétaire de ce qu’il fabrique, ce qui  est analysé dans les Manuscrits de 1844 comme l’aliénation du travail. La  division du travail devient une division littérale  du travail et du travailleur.
De plus, les anciennes classesmoyennes qui étaient donc selon Marx : les petits industriels, commerçants, artisants, et les paysans tombent dans le prolétariat ( C’est donc tous les gens dont le capital était insuffisant pour pratiquer dans la grande industrie. Estimmation de Marx : 90% prolétaires et 10% de bourgeois.
Marx résume très bien la société bourgeoise en une phrase ;
« Ceux qui travaillent ne gagnent pas, et ceux quitravaillent ne travavaillent pas »

II) La dictature du prolétariat, condition antérieure à une société sans classes.

L’objectif du Manifeste est de faire prendre conscience aux travailleurs qu’ils sont des prolétaires et qu’ils doivent s’unir partout dans le monde (« prolétaires de tous les pays, unissez-vous ») pour préparer une révolution rendue inéluctable par les contradictionsdéveloppées par le mode de production capitaliste
La révolution prolétarienne est le retournement de la révolution bourgeoise contre elle-même. Elle doit substituer à la lutte des classes la société sans classe. Le communisme en ce sens est « la réappropriation réelle de l’essence humaine par l’homme et pour l’homme » dit Marx dans sa période encore humaniste (1844, Ébauche d’une critique de...
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