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  • Publié le : 5 décembre 2010
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Étude de la tragédie classique L’étude en Seconde, dans un lycée de zone sensible, de la tragédie classique, plus spécialement de Britannicus, s’est avérée si fructueuse qu’après l’avoir initialement abordée en avril, nous avons bientôt décidé de l’avancer à la rentrée de novembre. Elle permet à l’élève, qui en général en a été privé par le Collège, une véritable entrée en littérature. L’analysedu vers se voit en effet liée à celle d’une intrigue et à l’étude de personnages ; l’étude littéraire s’abouche à des questions intimes et universelles et offre à l’élève de quoi se penser. Il ne faut évidemment pas craindre de prendre tout le temps nécessaire (sept semaines a priori). Histoire littéraire : Influences et sources antiques ; terreur, pitié et admiration ; amour et politique ; latragédie romaine ; les règles et leur exploitation dramaturgique. Les valeurs aristocratiques ; Port-Royal ; Louis XIV. Racine en 1669. Œuvre principale : Britannicus Acte Ier, scène 1ère : Agrippine, Néron, la crise ; on insistera sur l’analyse des tout premiers vers et on gardera à l’esprit le vers 11, qu’on rappellera tout au long de l’étude ; notion de fatalité, relation entre la mère et le fils(souligner l’incestueux vers 110), dimension politique de l’intrigue. Acte Ier, scène 3 : entrée en scène de Britannicus : première approche d’un héros déceptif ; l’expression de l’amour. Bilan de l’acte (première partie de l’exposition) Comparaison du début des actes II de Cinna et de Britannicus (à lier aussi au chiasme des vers 32 et 34) : posture de Racine par rapport à Corneille et au héroscornélien, enjeux politique (le bon prince/le tyran) et moral (volonté/passion). On étudiera en complément l’emblématique tirade d’Auguste dans l’acte V (vers 1693-1714). Le stoïcisme ; les vertus cardinales ; le jansénisme. Porter attention à la rupture dramaturgique induite par le vers 377. Mise en relation des vers 382, 1612 et 1699 (« C’en est fait » : concrétion poétique de la fatalité despassions. Commentaire composé de la tirade de Néron (vers 185-406), qu’on apprendra par cœur : Néron médusé, un amour sadique. On insistera sur l’hypotypose oculaire, qu’on observera à nouveau dans les vers 485 et 496-502, entre Agrippine et Néron. Fin de l’exposition (à la scène 3), définition du nœud : la pièce a basculé, le nœud a changé de nature, la passion gouverne l’enjeu politique.Exploitation dramatique de l’unité de temps (la crise tragique, le jour où Rome bascule…). Acte II, scènes 2 à 8 (lecture commentée) : le cynisme et la cruauté de Néron (vers 461473) ; l’amour de Junie (vers 637-658) à opposer à celui de Néron et à rapprocher de Britannicus (vers 295-298/655-658) ; le sadisme de Néron (vers 659-674) ; le contrôle des âmes (vers 678-690, notamment les vers 679, 682, 690, oùl’on observera à nouveau l’hypotypose oculaire) ; implications dramaturgiques de la scène 6 (où l’on commentera encore l’hypotypose oculaire) ; le cynisme de Narcisse (vers 756-760). Bilan de l’acte II (à partir de la notion de péril) Acte III, scène1ère : deux conceptions de l’amour et de la volonté ; réflexion sur le personnage de Burrhus (personnage nul, sans efficience, avatar résiduel duhéros cornélien,

l’ironique dernier vers de la pièce). Confrontation de la première et de la dernière scène du troisième acte : évolution de Néron, souligner la brisure du vers 1093 qui matérialise l’affranchissement de Néron. Structure de l’acte, construit comme une course de relais (le tableau synoptique des présence dessine un escalier) : les « opposants » à Néron tentent de s’allier, l’allianceéchoue à cause de la présence du traître à partir de la scène 6 et à cause de l’aveuglement d’Agrippine (son orgueil ; « Il suffit » aux vers 299, 917 et 1584) et de Britannicus (naïveté et emportement juvéniles). Analyse linéaire de la scène 8 : insister sur l’emploi de la stichomythie, l’évolution de la tension et ses raisons, l’exploitation symbolique de l’unité de lieu, la figure du tyran,...
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