La bataille de marathon

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 8 (1941 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 24 mars 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Commentaire de texte : La bataille de Marathon
Extrait de l’enquête d’Hérodote livre VI

En 490 Av. JC l’immense armée perse est aux portes de la Grèce, une cité est sur le point d’étendre son hégémonie : Athènes. Le sort de toute la Grèce se joue à quelques kilomètres de la cité sur la plaine de Marathon dont la bataille prendra le nom, encore célèbre aujourd’hui ne serait ce que par lacourse à pied qui l’empreinte.
Nous étudierons ici un extrait du récit d’Hérodote. Cet ouvrage se compose de 9 livres mais le récit des guerres médiques ne débute en réalité qu’au livre VI, dans ceux qui le précédent Hérodote fait le récit de la constitution de l’empire perse. C’est une des œuvres les plus longues de l’antiquité et qui se veut à caractère historique malgré que celui-ci soitaujourd’hui contestable. Ici un extrait du livre VI évoqué précédemment nous raconte le déroulement de la bataille de marathon en attachant une importance particulière aux moyens engagés et à la particularité tactique de celle-ci. L’auteur est Hérodote (-484 ; -425) considéré comme un des premiers historiens et d’ailleurs surnommé « le père de l’histoire ». En effet il fait naitre de part son œuvre legenre historique en rapportant par écrit de nombreux témoignages qui obtient lors de ses voyages. Il donne ainsi une certaine fiabilité à son récit. Néanmoins le thème abordé est lié à une partie de sa vie et l’on sent dans ses écrits une certaine influence. De plus beaucoup d’historiens reprochent à Hérodote de se détacher parfois du réel, du récit historique pour sombrer dans le mythe et lalégende.
Le texte rapporte des événements qui se situent au Ve siècle avant JC, plus précisément estimés à septembre -490 soit huit ans avant la naissance de l’auteur. L’empire Perse cherche alors à se venger d’Athènes pour l’aide qu’elle a apporté aux Ioniens révoltés. En effet quelques années plus tôt Athènes et Erétrie acceptent de fournir une petite flotte aux Ioniens en révolte et alors sousle joug de l’empire Perse. Après une première expédition envoyée en -492 qui se solde d’un échec, Darius Ier passa l’année -491 à préparé une seconde expédition conseillé par Hippias, le fils de l’ancien tyran d’Athènes, Pisistrate. Il envoie également de nombreux ambassadeurs auprès des cités grecques pour les soumettre mais celles-ci refusent. Face à la menace les stratèges étaient divisés entrel’attaque ou la reddition et ce fut le polémarque Callimachos qui du trancher. Miltiade su le convaincre que l’attaque était nécessaire et il fut décidé de combattre.
L’extrait semble pouvoir être partitionné de la façon suivante : De la ligne 1 à 13 nous est présenté la formation militaire spécifique des athéniens ; de la ligne 14 à 27 la course offensive est mise en avant ; de la ligne 28 à38 c’est le récit du combat en lui-même qui est fait ainsi que de la victoire apparente des athéniens ; et enfin de la ligne 39 à 43 présente la poursuite jusqu’aux navires perses et rend hommage aux héros athéniens morts.
Nous étudierons donc les forces en présence, la stratégie payante des athéniens et enfin les marques de l’hommage qui leur est fait.
Comment la bataille de Marathon scelledéfinitivement la domination d’Athènes en Grèce ?

Les forces en présence étaient très différentes autant par leur importance numérique que par les peuples qui les constituaient ou encore l’équipement et les moyens militaires qu’ils possédaient.
L’armée Perse dirigée par Artapherne, neveu de Darius Ier, a été de nombreuse fois estimée numériquement mais ces chiffres varient de 20 000 à50 000 hommes ce qui nous amène à penser que l’ensemble de ces estimations manque de fiabilité. Le texte nous apporte les noms de peuples constituant cette armée : les perses et les « mèdes » l26 représentent en fait sans doute un seul et même peuple. En effet il s’avère que les auteurs Grecs ont eu du mal à les distinguer comme nous le démontre l’appellation « guerres médiques ». On sait encore...
tracking img