La bruyere

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  • Publié le : 31 mars 2010
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LA BRUYERE

Dans cet extrait, la Bruyère décrit Versailles comme un pays sauvage et lointain alors qu’il s’agit de la cour de France, un lieu qui devrait être un sommet de civilisation.
Il utilise le point de vue d’un étranger (repris par Montesquieu), il cherche à montrer les réalités proches par les yeux d’un étranger pour permettre au lecteur un jugement objectif. Procédéd’aliénation.
Jean de la Bruyère (1645-1696) c’est un contemporain de Louis XIV, il compose une œuvre unique (sa seule œuvre) « Les caractères » (ou « Les Mœurs de ce Siècle ») première édition en 1688. imitation, reprise de Théophraste, disciple d’Aristote, qui avait cherché de faire un portrait de différents caractères humains. La Bruyère : imitateur de Théophraste, mais les portraits réalisés sont bienplus satiriques que le texte grec. Réflexion sur les types humains et leurs défauts. La Bruyère est un moraliste. Passages dédiés à la société, à la politique, à la religion.
Le texte étudié appartient à la section 8, « De la cour » : traite du comportement des grands et critique le roi.

I. Procédés de mise à distance
A. Indéfini
B. Relation d’un voyage
C. Description du paysII. Pays de sauvages
A. Habitudes scandaleuses
B. Religion

III. Une société contre-nature
A. Jeunesse contre-nature
B. Amour contre-nature
C. Rapports sociaux altérés

I. Procédés de mise à distance

A. Indéfini

Aucune réalité n’est nommée précisément dans le texte : le pays même n’a pas de nom : tout est très vague : ce pays, cette région
« les gensdu pays le nomment *** » : effet de mystère, on ne précise pas, on ne cite pas. On répète sans cesse « ce pays » sans jamais le nommer, donne l’impression de parler d’une région inconnue (chose parfaitement plausible à l’époque, il existait encore des régions inexplorées).
Il utilise des démonstratifs et des possessifs qui accentuent la mise à distance : leur roi, leur dieu (parfaitement déplacé,étant donné que l’auteur est également catholique).
Il utilise des périphrases qui changent la vision du lecteur, qui l’éloignent de ses repères habituels : il ne dit pas maquiller, il dit peindre.

B. Le texte se présente comme une relation de voyage.

Les récits de voyages sont très fréquents et populaires à l’époque, ils décrivent les contrées lointaines. Ici, pastiche de récit devoyage, on le voit au plan du texte : d’abord une description d’ordre général (pays, physionomie, coutumes) ; on procède par catégories de population (vieux, jeunes hommes, femmes)
puis à partir de la ligne 19, deuxième partie, religions et institutions politiques. (roi, dieu peuple : hiérarchie insensée). A l’époque, ce type de texte tenait lieu d’images ;

C. Description du pays

Précisiondes chiffres, des termes techniques, on prend pour repère des lieux connus. Il y a un narrateur, présent partout, qui porte son regard sur un peuple étranger, surpris, étonné, choqué et très critique.
Il prend sans cesse ses distances, car il se sent différent : déterminants et pronoms, leurs, eux. Il ne se contente pas de décrire, il ajoute des explications : il ne partage pas l’avis de lapopulation. Interprétation > Jugement > Condamnation
Il donne à la perruque un effet négatif car il interprète son utilisation de façon négative (ligne 16 à 19). Subordination du dieu au roi : absolument choquante : le narrateur se cache derrière les faits : il n’a même plus besoin de porter jugement.
Mise à distance :
« l’on parle d’une région » : on dirait qu’il n’y a pas été
« Iroquois » :lointains, sauvages, déconnectés de la réalité du lecteur
« deux mers » : deux fois plus loin : effet de mise a distance mais aussi ironie : deux fois plus loin mais la terre est ronde donc on revient très proche.

II. Pays de sauvages

A. Habitudes Scandaleuses

l. 12 : « étaler » nudité, coutume sauvage. « cheveux étrangers qu’ils préfèrent aux leurs » : fait penser aux peaux de...
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