La campagne dans la princesse de clèves

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  • Publié le : 30 mars 2010
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Ce roman, paru il y a plus de 300ans et écrit dans une langue épurée reflétant, l’esprit du siècle de Louis XIV, pourrait n’être qu’un objet de curiosité littéraire. Et pourtant, depuis sa parution, il n’a cessé d’être commenté, preuve de sa vitalité et de sa capacité à nous émouvoir et nous faire réfléchir devant ses personnages pris entre leurs sentiments et ce qu’ils estiment être leurdevoir. Cette œuvre représente le coup d’éclat inaugural de la grande tradition française du roman d’analyse psychologique. Son auteur, Mme de Lafayette sait avec délicatesse, nous faire partager les émois d’un cœur adolescent qui apprend à mettre un nom sur ce qu’il ressent et qui tente désespérément de rester lucide et maître de lui, tout en se débattant dans les souffrances de la jalousie et duremords. Le célèbre roman de Mme de Lafayette est, pour l’essentiel, l’histoire d’une âme, celle de la Princesse de Clèves. Mais ce roman, ne se résume pas à cela, il apparaît également comme étant un roman historique, il garanti l ‘exactitude des évènements et des mœurs, qui reconstituent la pensée et le style d’une époque. A cet égard, le récit des deux dernières années du règne d’Henri II, dutournoi fatal et de la constitution de la nouvelle cour autour de François II décevra les amateurs du genre: les principaux évènements ne sont cités que comme des points de repères ; les batailles ou les traités ont une place secondaire par rapport aux fêtes; la politique n’est envisagée qu’en termes d’enjeux nobiliaires ou de stratégie amoureuse, les deux venant le plus souvent à se confondre; enfin,la peinture de la cour, au lieu d’être le document que l’on aurait pu attendre de celle-ci, est faîte de qualificatifs hyperboliques et interchangeables: le roi y est considéré avec la plus grande révérence; les princes et princesses du sang (une centaine peuvent être dénombrées) ne se distinguent que par leurs noms et leurs alliances, et tout ce grand monde, également beau et bien fait, pratiqueles armes, les lettres et la galanterie avec la même civilité. C’est donc dans cette univers idéalisé, où la beauté ne vieillit pas et où la galanterie ne brise pas les cœurs, que survient la passion sous les traits d’une princesse blonde et belle comme celles des contes, mariée à un prince et amoureuse d’un autre. Voici le résumé du roman: Le livre I décrit l’action qui se déroule, en 1558, àla cour du roi Henri II durant les dernières années de son règne. Autour du roi, princes et princesses rivalisent d'élégance et de galanterie. Mlle de Chartres, jeune orpheline de seize ans, élevée par sa mère selon de rigoureuses règles de morale, parait pour la première fois au Louvre.


Le prince de Clèves, honnête homme d'une grande droiture morale, tombe amoureux d'elle dès qu'ill'aperçoit. Ébloui par sa beauté, il la demande en mariage. Mlle de Chartres n'a aucune expérience de l'amour et l'épouse sans être amoureuse de lui.
Après s'être mariée, Mme de Clèves rencontre, à la cour, le duc de Nemours. Naît entre eux un amour immédiat et partagé. Mme de Chartres découvre cette passion naissante et met en garde sa fille du danger de ce désir illégitime. Avant de mourir, Mme deChartres conjure sa fille de lutter contre l'amour coupable que lui inspire le duc de Nemours : « ne craignez point de prendre des partis trop rudes et trop difficiles, quelque affreux qu'ils vous paraissent d'abord : ils seront plus doux dans les suites que les malheurs d'une galanterie ». Ayant perdu le soutien de sa mère, et afin d'éviter M. de Nemours, qu'elle ne peut s'empêcher d'aimer, Mme deClèves décide de se retirer à la campagne. M. de Clèves reste à Paris, car il doit consoler l'un de ses amis, M. de Sancerre. Dans le livre II, Mme de Clèves vit en sa maison de Coulommiers. Elle apprend la mort de Mme de Tournon et est attristée de la disparition de cette jeune femme qu'elle trouvait belle et vertueuse. De retour de Paris, M. de Clèves lui apprend que son ami Sancerre était...
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