La censure au québec durant la 2e guerre mondiale

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  • Publié le : 13 avril 2011
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-La justification des guerres modernes doit donc être une question nationale et non territoriale, dans laquelle la nation se reconnaît et pour laquelle elle est prête à se sacrifier corps et âme.
-Les médias ont en effet le défaut de leur qualité, car s’ils sont en mesure de motiver le moral de la nation pour la cause « juste », ils le sont aussi pour la cause ennemie. La libre circulation desidées en temps de guerre revêt ainsi des risques pour les gouvernements des pays belligérants, pour leurs forces armées et pour la sécurité de la nation.
-L’étude de la censure durant cette période est ainsi essentielle à la compréhension de l’évolution des médias et des systèmes de manipulation de l’information.
-D’ailleurs, malgré le peu d’information disponible à ce jour, un fait demeure : leCanada est l’une des premières nations à élaborer un système censorial national centralisé à l’orée de la Première Guerre mondiale.
-un consensus se dégage : les journalistes semblent se plier volontiers et même avec enthousiasme à la censure lors du déclenchement des hostilités
-Il conclut toutefois hâtivement que la presse réagit favorablement à la censure, et ce, tout au long de la guerre, etque les rédacteurs en chef demandent même, à quelques reprises, une censure plus sévère.
-Le sens commun veut pourtant qu’une presse libre soit opposée à toute forme de limitation de la liberté d’expression
-Au cours des premiers mois de la guerre, le fort degré de patriotisme et parfois même de chauvinisme qui émane de la presse peut aussi expliquer l’impression de collaboration.
-En effet,même en admettant que la guerre soit accueillie avec patriotisme et que la censure soit initialement admise en tant que mesure essentielle, l’on ne peut croire que cette situation s’applique aux quatre années de guerre.
-Bien que le censeur dépeigne généralement une bonne relation avec les journalistes, les allusions à des conflits disséminées ici et là ne doivent pas être sous-estimées.-L’article qui suit tentera de confirmer l’hypothèse selon laquelle les journalistes francophones du Québec ont eu une réaction défavorable à l’imposition d’une mesure visant à réduire leur liberté d’expression et ont été amenés à y désobéir.
-La guerre est un sujet très lucratif. Au cours de la première semaine des hostilités, plusieurs journaux voient leurs ventes doubler, voire tripler[16]. Les Canadienssont avides d’information sur la guerre européenne et plusieurs journaux succombent au désir d’augmenter leurs ventes et leur tirage, même si les informations publiées devraient être tues en vertu de la censure.
-Même s’ils n’ont pas force de loi, ces règlements permettent à la censure d’étendre son bras sur plusieurs aspects de la vie sociale pouvant avoir une influence sur le moral de lanation.
-Malgré des exigences censoriales apparaissant assez difficiles à respecter, les journalistes du Québec font preuve de compréhension et d’enthousiasme face à la censure et à Chambers en 1915 et 1916.
-Par ailleurs, pour plusieurs directeurs de journaux, la censure instaurée par Chambers semble être une réponse à leurs plaintes au sujet de la concurrence déloyale des journaux contrevenant auxrègles de censure élémentaires.
-D’ailleurs, pour plusieurs, les interventions du censeur sont les bienvenues, car elles sont une occasion d’en apprendre davantage sur le fonctionnement de la guerre et sur les stratégies militaires[25]. Cela n’implique cependant pas une ignorance des dangers de la censure. En fait, plusieurs journalistes craignent une transformation du nouveau bureau de lacensure en « appareil inquisitorial[26] ».
-les lettres circulaires envoyées aux salles de presse du pays enjoignent les rédacteurs en chef d’empêcher la publication de nouvelles jugées dangereuses par les commandants des forces armées. L’accent est mis sur le besoin de censurer les nouvelles traitant du mouvement des troupes, des vivres ou des munitions sur le territoire, sur l’emplacement exact...