La censure

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  • Publié le : 6 mai 2011
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La Censure

Intro :

Au sens propre, la censure est la limitation arbitraire de la liberté d’expression de chacun qui interdit l’accès à différents thèmes ou façons de penser. Elle s’exerce sur les livres, les journaux, pièces de théâtres ou encore sur les films. La censure existe depuis que l’homme essaye de fonctionner avec un certain ordre, pour éviter tout débordement et toute chose quine va pas dans le sens de l’ordre établi par la dictature humaine. Cette censure, exercée par les hommes et les autorités religieuses et civiles, a évolué au cours du temps. La censure nous ôte-t-elle notre liberté d’expression ou au contraire est-elle bénéficiaire et souhaitable pour les êtres les plus faibles ? Dans une première partie, il sera développé la censure dite « positive » qui prévientet protège les personnes influençables ou fragiles. La deuxième partie sera consacrée à la censure négative qui empêche l’accès à la vérité et limite la façon de penser. La dernière partie sera une interrogation à nous-même et permettra de comprendre si l’on est ou non capable de s’autocensurer.

Conclu :

Actuellement, la censure préventive est exercée par des personnes responsables afin delimiter l’accès à certaines publications qui pourraient heurter la sensibilité des plus jeunes et des plus fragiles. A l’inverse, la censure négative interdit l’accès au savoir et crée des êtres incultes, incapables de penser par eux-mêmes. La meilleure censure reste celle que l’on s’impose à nous même, car elle n’est dictée que par notre conscience. Aujourd’hui encore, dans un pays où les scènesde violences, d’amour et de haine sont devenues presque banales, une certaine forme de censure persiste toujours. Ainsi, en novembre 2005, le député UMP François Grosdidier porte plainte contre divers groupes de rap français (Smala, Lunatic, 113, ou encore Salif) pour avoir pratiqué, selon lui, une « incitation au racisme et à la haine ». Déposée dans le contexte des émeutes de l’automne, elle estvue, à gauche, comme un « acharnement » et une tentative de censurer la « parole des quartiers. » Ainsi, la censure prend plusieurs aspects mais reste néanmoins, au jour d’aujourd’hui, plus préventive que dissuasive.

I Censure positive

La censure a accompagné la liberté d’expression depuis le début de l’Histoire. Actuellement, la censure préventive s’exerce essentiellement dans deuxdomaines : le cinéma et les publications pour la jeunesse. Il est parfois nécessaire d’avertir du contenu d’un ouvrage afin de protéger les enfants et les personnes fragiles psychologiquement. Cette lecture pourrait avoir des répercussions sur le mental et inciter certaines personnes à la haine, la violence ou au racisme. Les jeunes, avides de sensations nouvelles, sont facilement attirés par unecouverture de livre mettant en scène des êtres nus ou des gangsters en train d’effectuer un braquage. C’est à ce moment que le devoir de parent est indispensable, en expliquant à son enfant que cette lecture dite « interdite » pourrait lui faire découvrir certains aspects de la vie dont il vaut mieux pour l’instant qu’il ne connaisse pas l’existence. Mais cette censure s’opère aussi sur certains adulesqui, fragiles psychologiquement ou en de mauvais moments, se réfugient dans la lecture de romans violents ou pornographiques afin d’oublier leurs problèmes et de s’évader dans un autre monde. Par exemple, les « Liaisons dangereuses » de Laclos est un roman épistolaire qui montre la conquête de deux jeunes femmes, une naïve et l’autre aimante par deux libertins manipulateurs et sans scrupules. Cettesensation de domination et de pouvoir absolu est parfois recherchée par les personnes qui, dans la vraie vie, sont considérées comme des « victimes » facilement manipulables par les êtres dominants. Cette lecture pourrait les perturber car ils voudraient suivre cet exemple qui ne les conduirait qu’à leur perte et leur humiliation, comme les deux malfrats du roman. En 1946, Boris Vian, sous un...
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