la chine et le vin

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  • Publié le : 13 décembre 2013
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La Chine voit rouge
Notre région bordelaise compte environ 8000 propriétés viticoles. Cela va de
la plus modeste, au plus grand des châteaux. Face à la crise, les petits
propriétaires on du mal à s’en sortir sur le marché mondiale. En effet, les
maisons de négoce réussissent à vendre les crus prestigieux, mais les petits
bordeaux restent sur le coté.
C’est à ce moment que la chine entre enjeux. Elle est aujourd’hui la 3 ème
puissance économique mondiale après les Etats-Unis et le japon. Quand
Deng Xiaoping dans les années 1980 ouvre les frontières de la Chine au
commerce international, elle devient très vite l’usine à petit prix de l’Europe
et des Etats – Unis. On voit apparaitre une classe moyenne significative à
partir de 2005 (450 millions d’habitant font partis de cetteclasses moyennes). La chine découvre peu à peu les
produit de luxe, et notamment le made in France (Vuitton, Hermès, …) et les grands crus de bordeaux.
La chine devient donc tout naturellement un marché porteur pour le bordelais mais on voit aussi que notre
patrimoine plus concrètement les intéresse de plus en plus.

Un nouveau marché pour l’économie viticole bordelaise
es vins et spiritueuxont battu l’an passé des
records d’exportation en dépassant les 10
milliards d’euros. Ce secteur représente le
deuxième plus gros poste excédentaire de la balance
commerciale de la France (8,6 milliards d’euros). Les
vins de bordeaux représentent 2 milliards d’euros de
chiffre d’affaire.

L

Dans les années 1980, 82% du vin était consommé là
où il était produit. Aujourd’hui avec lecommerce
mondial, la concurrence s’intensifie. Cette expansion à
davantage servie au « nouveau monde viticole » tel
que l’Australie, La Nouvelle – Zélande, l’Argentine, le
Chili. Alors que la consommation du vin augmente
partout dans le monde, pendant les dernières années,
le marché du vin bordelais a vu ses chiffres chutés.
Les nouveaux consommateurs cherchent leur vin
ailleurs, surtout enAmérique du Nord et du Sud. Ce
sont des vins de bonne qualité, au même prix, voir
moins cher que nos vins bordelais souvent taxés et
s’’accompagnant de forte charges d’expédition. Pour
les étrangers, les appellations bordelaises (requises
pour chaque vin) sur les bouteilles sont souvent
difficiles à comprendre en comparaison avec les
bouteilles du « Nouveau Monde ».
Heureusement, Bordeaux peuttoujours s’appuyer sur
son image de « capitale du vin » pour attirer plus de
consommateurs.

Pour faire face à ce déclin au niveau européen, les
producteurs bordelais se sont tournés vers un nouveau
marché : celui de la Chine. En effet depuis quelques
années, une classe forte et moyenne se développe en
chine. Ces deux classes montrent une certaine
attirance pour les vins françaisparticulièrement le
Bordeaux. Les expéditions bordelaises vers la Chine
ont véritablement décollé vers 2006. En cinq ans, les
volumes ont été multipliés par 18.

d'investisseurs
qui
approvisionnements.

Le groupe Bordeaux constitue la plus grosse part des
envois (76%). Sa progression, cette année, est
principalement le fait des vins situés entre 2 et 4,5
euros le litre, qui explique près de70% des gains en
volume.
Au sein des exportations en bouteilles, la Chine
occupe désormais le 1er rang. lle se situe au 1er
rang, quelle que soit la tranche de prix considérée, les
1 euros et plus exceptés, o elle c de la place à la
Grande-Bretagne, mais se situe devant Hongkong.

Mais la Chine ne s’arrête pas au simple fait d’acheter
nos bouteilles. En effet elle voit beaucoup plus loindepuis quelques années. Récemment la maison de
négoce Diva Bordeaux, négoce bordelais a était
rachetée par le géant chinois de l’agroalimentaire
Bright Food. Une première qui marque l'intérêt
croissant pour le vignoble bordelais de la part

contrôlent

ainsi

leurs

Depuis 2008, plus d’une vingtaine de propriétés
viticoles bordelaises ont été rachetées par des
investisseurs...
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