La colonie de plymouth (commentaire de document)

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  • Publié le : 8 avril 2011
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William Bradford, Histoire de la colonie de Plymouth, Chronique du Nouveau Monde (1620-1647)

Ce texte est un extrait du Journal écrit par William Bradford, qui raconte l’histoire de la colonie de Plymouth. Dans cet extrait (Chapitre XII), ce sont les premiers mois de la colonie et les conditions d’installation et de vie qui sont évoqués. William Bradford (1590-1657) était l’un des chef de lacommunauté des colons de Plymouth, il fut réélu trente fois au poste de gouverneur dans la période 1621-1656. Il a été l’un des signataires et l’un des principaux rédacteurs du pacte du Mayflower. Son journal qui offre une chronique des trente premières années de la colonie est l’une des principales sources historiques sur la colonisation de la Nouvelle-Angleterre. Problématique : Comment à travesce texte l’auteur nous montre-t-il l’évolution de la colonie de Plymouth de son installation en novembre 1620 à son lent développement jusqu’à sa fin en 1621 ?

I) Des conditions difficiles A) L’arrivée en terre inconnue : Partis d’Angleterre le 16 septembre 1620 et au terme de 2 mois de navigations les pèlerins débarquent le 11 novembre à Cap Cod (dans l’actuel état du Massachusetts). Troismissions d’exploration furent successivement menées pour trouver un endroit où s’installer. N’ayant trouvé aucun endroit approprié les colons levèrent l’ancre et longèrent les cotes de la baie. Le 17 décembre ils jetèrent leur dévolu sur un site déjà exploré par le capitaine John Smith quelques années auparavant New Plymouth, après trois jours d’exploration de la zone, ils décidèrent de s’y installerdéfinitivement, en raison de sa position défensive et de ses terres propices à l’agriculture. Cet emplacement avait été récemment habité car les colons découvrirent les restes d’un village indien. Le 21 décembre la première ville fut officiellement fondée et baptisée New Plymouth, John Carver devint le premier gouverneur de la colonie. Les pèlerins arrivent donc en pleine hiver dans unenvironnement hostile, et sauvage. Les femmes, les enfant et les infirmes restèrent à bord du Mayflower pendant que les hommes commencèrent la construction de maisons. La colonie prit lentement forme, la première maison fut terminée le 25 décembre, mais les conditions difficiles dûes à un hiver particulièrement rude et la mortalité importante retardèrent les travaux, ainsi seuls sept maison sur dix neufprévues furent construites durant le premier hiver. B) Une mortalité importante : Les pèlerins débarquent en pleine hiver, sur des terres hostiles dont-ils ne connaissent rien. Durent ce premier hiver, beaucoup souffrent du froid (ligne 6), des maladies (ligne 6), et de la sous-alimentation (lignes 18 à 20). 45 des 102 colons meurent cette hiver là. C’est d’ailleurs l’une des raisons invoquée parl’auteur pour justifier le retard du Mayflower (ligne 2 à 3 et 7 à 10), un grand nombre d’entre eux ayant trouvés refuge à l’intérieur. Cependant la mortalité était aussi présente à d’autres périodes de l’année, ainsi William Bradford nous raconte le décès du gouverneur John Carver qui survint en avril (ligne 22 à 24). Au total seuls 53 des 102 pèlerins étaient encore en vie un an après leur arrivée ennovembre 1621. C) La menace indienne : En plus des conditions météorologiques difficiles, de la faim et des maladies, les colons furent confrontés à une autre menace, celle des indiens. En arrivant en Amériques, les pèlerins découvrirent ce peuple dont-ils ignoraient presque tout, leurs langues, leurs coutumes, leur culture… . Les indiens représentaient à leurs yeux un danger potentiel (ligne 8 à9), beaucoup avaient en tête l‘image du sauvage anthropophage, et certaines tribus avaient

une mauvaise réputation (lignes 45 à 47), d’autant que leur première rencontre avec eux à Cap Cod ne s’était pas très bien déroulée. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui ont poussées les colons à s’installer à New Plymouth, où il était plus facile de s’y protéger.

II) Relations avec la...
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