La conception de l'homme de rousseau

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  • Publié le : 6 octobre 2010
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L’époque du siècle des Lumières, caractérisée par une vision nouvelle et élargie du monde, est une période de pensée moderne où la raison est venue éclairer les hommes. Le philosophe Jean-Jacques Rousseau a vécu à cette époque et était connu pour sa manière particulière de voir le monde, inspirée notamment par l’empirisme d’Aristote, puisqu’il rejettait les idées innées et avait parfois recours àla méthode scientifique. De plus, il développa ses conceptions à partir des racines du naturalisme, ce qui a fait de lui un naturaliste empiriste. Selon lui, l’être humain, partant d’un état de nature à un état de société, tenterait d’atteindre une perfection inaccessible, mais qui assurerait son bien-être et son bonheur. En remettant en question le rationalisme cartésien, Rousseau nous amène àtrouver des réponses aux questions suivantes: l’Homme peut-il être réellement heureux en société? À son état de nature, l’Homme est-il meilleur qu’à son état de société? En se perfectibilisant, l’Homme devient-il davantage libre?

Tout d’abord, présentons la conception philosophique de l’Homme de Rousseau. Ce dernier énonça la théorie de liberté et de perfectibilité. Il avait une conception del’Homme au commencement de l’Humanité, c’es-à-dire à l’état naturel, originel. À cet état, l’Homme était libre, perfectible, seul et doté d’amour de soi et de pitié. Il affirme ainsi que l’Homme est libre positivement parce que la liberté naturelle est une liberté d’indépendance qui consiste à faire en sorte de faire tout ce qui est nécessaire pour assurer sa propre conservation. Toutefois, selonlui, l’Homme s’est dénaturé vers l’état social, en vivant en groupes, en devenant égoïste. Ce sont les catastrophes qui sont à l’origine de ce changement. Afin de les surmonter, l’homme a découvert par hasard qu’il était plus facile de vivre en groupe afin de surmonter leurs faiblesses. Puisque l’Homme vivait isolé et heureux dans des circonstances fortuites, il a noué des relations avec sessemblables tout en continuant à être indépendant et est donc resté libre. Cette seconde période de l’état de nature était donc encore plus heureuse que la première parce que l’amour-propre n’avait pas assez d’envergure sur la pitié naturelle pour compromettre les jugements et les valeurs des Hommes.

Ensuite, c’est par un malheureux hasard que l’Homme est sorti de cette période pour entrer dans unephase de désordre causée par l’inégalité, la richesse, la misère, la rivalité et les passions. Ce hasard, ce fut l’invention de la métallurgie et de l’agriculture, qui engendra la propriété privée et ainsi altéra la liberté positive puisqu’ils sont devenus dépendants l’un de l’autre. Pour sortir de cette période de malheur, les hommes ont dû s’associer pour créer la société civile de façon àsauvegarder leur liberté naturelle tout en assurant leur sécurité. C’est l’avènement du Contrat Social; lois instaurées par une autorité politique dans le but d’attribuer à chacun ce qui leur était propre, qui permet de passer de la période malheureuse de l’état de nature vers la société civile. Contrairement à l’Homme naturel, l’Homme social est porté à la perfection de ses capacités naturelles au lieu deles perfectibiliser.

La conception philosophique de l’Homme de Rousseau nous semble subjective par rapport au fait qu’il ne voit rien de bon dans l’Homme Civil. Effectivement, si l’on considère les théories absolutistes et libérales de ses prédécesseurs avant le Contrat Social, Hobbes et Locke croyaient que tout reposait sur le pervertissement total ou partiel de l’individu. Or, nous avonsremarqué que du côté de Rousseau, le problème était avant tout de préserver la liberté de l’Homme, qui liée à la perfectibilité, correspondaient à l’essence même de ce dernier. Il n’a jamais été question pour Rousseau de prôner un retour à l’état de nature et, ce pour deux raisons. La première étant que cela n’aurait aucun sens de régresser à un état qui n’a peut-être jamais existé, dès que...
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