La conception du pouvoir chez les francs

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  • Publié le : 16 avril 2010
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La conception du pouvoir chez les Francs
Du Vème siècle après Jésus-Christ au Xème siècle, les monarchies Franques ont régné sur les territoires de l'ancien Empire romain et plus particulièrement en Gaule, suite aux nombreuses invasions barbares qui se sont déroulées au IVème et Vème siècles. Ces grandes invasions ont été principalement menées par les peuples Germaniques dont les Francsfaisaient partie. Dans les Francs, il faut distinguer les Francs Ripuaires et les Francs Saliens. Ce sont ces derniers qui se sont installés en Gaule. Il est important de s'intéresser à la mise en place de leur monarchie, à l'organisation qu'ils ont mise en œuvre pour gérer leur pouvoir et leur autorité. Dès lors, une problématique nous apparaît clairement: Comment les monarchies franquesconcevaient-elles le pouvoir et de quoi se sont-elles inspirées pour construire leur monarchie?
Pour aborder cette problématique et y répondre, nous verrons d'abord les traditions Germaniques qui ont marqué les deux monarchies, et ensuite les traditions Romano-Chrétiennes.
{text:soft-page-break} 1.Les influences Germaniques
Sous les Mérovingiens, le roi est avant tout considéré comme un chefmilitaire. Il s'agit d'une conception patriarcale du pouvoir, il est lié à ses guerriers et réciproquement. Le lien qui l'unit à ses sujets est personnel car ils lui prêtent un serment, le « leudesamium », lors de son élection et de son élévation sur le pavois mais aussi à chaque fois qu'il le juge utile.
En effet, le roi exige de ses guerriers, mais aussi de tout homme libre du royaume, un sermentde fidélité afin de s'assurer leur obéissance. Mais les Mérovingiens ne faisant pas la distinction entre le pouvoir et son titulaire, c'est plus à la personne du roi qu'à sa fonction qu'ils prêtent serment.
De plus, quelques personnes sont encore plus proches du « Rex Francorum », comme se nomme le roi chez les Mérovingiens. Il s'agit de la garde royale, qui prête un serment beaucoup plusprofond (Le « Mundium »).
La relation qu'entretient le roi avec le peuple est donc d'essence contractuelle mais cet aspect ne rend pas le roi plus puissant puisque s'il ne remplit pas ses fonctions, ses sujets peuvent décider de s'en séparer, ne lui devant obéissance qu'en vertu du serment qu'ils lui ont prêté.
Pour s'assurer la fidélité du peuple, le roi va donc mettre en place un système dedistribution des terres, système qui manifeste du caractère patrimonial du pouvoir royal. Le roi considère son royaume comme faisant partie intégrante de son patrimoine privé et non du patrimoine public.
Exerçant de la sorte un droit de propriété sur ces territoires, il peut les administrer librement. C'est ainsi que de son vivant, le roi distribue librement ses terres à ses fidèles. A sa mort,son territoire ainsi que son titre sont transmis à ses héritiers. Le territoire est partagé entre ses fils selon les règles de droit privé prévues dans la loi salique, loi qui exclut notamment les filles des successions immobilières.
Mais ce système de partage aboutira souvent à des guerres sanglantes entre frères finira par fragiliser {text:soft-page-break} considérablement le royaume déjà enposition de faiblesse suite aux distributions de terres faites par le roi de son vivant.
B. Sous la monarchie Carolingienne
L'apparition de traditions Romano-Chrétiennes, que nous verrons en deuxième partie, n'est qu'éphémère. La notion d'État disparaît car elle n'est accessible qu'à une minorité de personnes.
Même Charlemagne avait prévu un testament conforme aux traditions Germaniques: la « Divisio Imperii ». Par contre, son fils, Louis le Pieux, aura bien compris l'importance des notions romaines, qu'il applique dans l' « Ordinatio Imperii ». Mais à sa mort, ses fils ne sont pas d'accord et rentrent en guerre. Le traité de Verdun de 843 règlera le conflit avec un morcellement du territoire en 3 zones verticales.
Par ce fait, les structures politiques des carolingiens...
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