La concurrence de la chine sur le marché économique et financier

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  • Publié le : 21 novembre 2010
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La Concurrence de la Chine sur le Marché Economique

Depuis 1992 et le XIVe Congrès du Parti, la Chine obéit aux lois d’une « économie socialiste de marché ». D’origine socialiste, c’est-à-dire reposant sur un partage équitable des richesses et la propriété collective sous l’égide de l’État, cette économie est aujourd’hui bousculée par les lois de la compétition internationale et de lamondialisation.

La République populaire de Chine est une puissance économique majeure sur le plan mondial. Par le PIB, c'est le troisième pays du monde après les États-Unis et le Japon. Le pays a connu une croissance économique particulièrement soutenue depuis les années 1980. Cependant, la population reste relativement pauvre: en parité de pouvoir d'achat, le FMI évalue le PIB par habitant 2008 à 6300dollars par habitant, contre 10 300 de moyenne mondiale. Ces chiffres recouvrent de fortes disparités entre régions et entre individus.

Dirigée par le parti communiste depuis 1949, la Chine est s'est dirigée depuis la fin des années 1970 vers une économie socialiste de marché. Le secteur public continue à tenir une importante place dans la vie économique mais les entreprises privées y joue unrôle croissant et le pays s'est fortement intégré dans le système économique mondial. Depuis 2001, la Chine est membre de l'Organisation mondiale du commerce.

Si l'agriculture occupe toujours près de la moitié de la population active, elle ne contribue guère à plus de 10% du PIB. L'industrie en revanche prend une place prépondérante : elle emploie environ 27% de la production active et produitla moitié de la richesse nationale2 Le fort excédent commercial provoqué par les exportations industrielles ont permis au pays de se constituer des réserves de change qui atteignaient officiellement le 2400 milliards de dollars fin 20093. Ces réserves donnent au pays une puissance financière considérable.

L’économie chinoise a beaucoup progressé depuis un quart de siècle. Il y a toutefoisencore beaucoup à faire pour assurer le maintien d’une croissance rapide, et notamment de nouvelles mesures à prendre pour instaurer un climat propice à l’investissement étranger.
La Chine est considérée par beaucoup, et à juste titre, comme l’une des plus grandes réussites économiques de ces 20 dernières années. Le pays est passé d’un système économique fondé sur l’autarcie et la planificationcentrale à un système de plus en plus apparenté à une économie de marché, ouvert aux échanges et à l’investissement international, tout en maintenant la règle du parti unique. La croissance économique s’est accélérée, et la Chine est devenue l’une des premières puissances commerciales du monde, puisqu’elle se classe au sixième rang en ce qui concerne les échanges, exportations et importations combinées,et qu’elle est l’un des plus importants bénéficiaires d’investissement direct étranger (IDE). Le niveau de vie s’est nettement amélioré et les biens de consommation courants des pays de l’OCDE sont désormais également en circulation dans les villes chinoises.
La performance du pays a été si impressionnante sur divers fronts – PIB en valeur absolue, taux de croissance du PIB réel, résultats àl’exportation, accumulation de réserves de change, réduction de la pauvreté – que plusieurs économistes n’ont pas hésité à dire que la Chine pourrait prochainement s’imposer comme la première économie mondiale. Mais la vraie réussite du pays réside dans sa transformation économique alors qu’il faisait partie, il y a une génération encore, des pays les plus pauvres et les plus isolés du monde.
L’IDE asans conteste joué un rôle déterminant dans cette transformation. Avant 1978, l’investissement étranger était indésirable, à quelques exceptions près, comme par exemple l’aide soviétique dans les années 1950. Les investisseurs étrangers étaient considérés avec suspicion et hostilité par les responsables. Les multinationales évitaient la Chine pour cette raison, mais aussi faute de pouvoir...
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