La concurrence est elle toujours bonne pour l'économie

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  • Publié le : 9 octobre 2009
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La concurrence est elle toujours bonne pour l’économie ?
À l’heure où le marché français ne peut plus être aussi compétitif dans toutes les productions à faible
valeur ajoutée et forte en main-d’oeuvre comme dans le textile, il est intéressant de réfléchir sur les
bienfaits de la concurrence. En effet, selon le Larousse, la concurrence est « une rivalité d’intérêts
provoquant unecompétition entre plusieurs personnes, entre particuliers, entre commerçants et
industriels qui tentent d’attirer à elles la clientèle par les meilleurs conditions de prix et de qualité ». Au
sens économique la concurrence est définie comme une structure de marché où les vendeurs et les
acheteurs sont suffisamment nombreux pour qu’aucun ne puisse exercer une influence sur les prix.
Mais cequi caractérise particulièrement la concurrence, c’est qu’elle est admise comme un bon, voire
le meilleur mode de régulation de l’économie, notamment pour les classiques et les néoclassiques.
Cependant, nous constatons régulièrement que la concurrence ne résout pas nos problèmes
économiques : chômage, fermeture d’entreprises et délocalisations, inflation et augmentation des prix...
Laconcurrence est-elle toujours bonne pour l’économie ? Cette question nous amène à réfléchir sur les
avantages et les inconvénients de la concurrence pour les agents économiques mais aussi comme mode
de régulation de l’économie.
Dans un premier temps, nous étudierons pourquoi la concurrence impulse la dynamique économique
(partie 1) puis nous verrons quelles en sont les limites (partie2).
1. Les avantages de la concurrence
I.1. Les avantages microéconomiques pour les producteurs et les consommateurs
La concurrence met en quelque sorte l’ensemble des acteurs économiques en compétition. Donc elle
crée des conditions d’émulation entre les acteurs économiques, ce qui les incite à être les plus
performants. Ainsi, les salariés ont intérêt à être productifs dans lesentreprises pour ne pas être
débauchés et remplacés par d’autres. Mais, ce sont surtout les entreprises qui ont intérêt à suivre la
pression de la concurrence car si elles ne sont pas compétitives, soit par les prix pratiqués, soit par la
qualité des produits vendus, elles sont évincées du marché. C’est parce qu’il y a une concurrence féroce
sur le marché de l’automobile par exemple quetous les constructeurs sont intransigeants sur la sécurité
de leur véhicule (_cf. _dernière campagne publicitaire pour la Citroën C4) et proposent un prix compétitif
(_cf. _prix d’entrée de la BMW à moins de 30 000 euros). Et, finalement, le consommateur en est le plein
bénéficiaire.
Donc, la concurrence incite les acteurs économiques, notamment les producteurs, à être compétitifs,donc performants. Cette compétitivité se retrouve dans des prix bas pratiqués, ce qui a, selon les
classiques et les libéraux, des vertus macroéconomiques.
L2. Avantages de la concurrence en tant que mode de régulation
La concurrence permet ainsi de garder des prix bas, ce qui tempère les tensions inflationnistes mais,
surtout, ce qui permet de maintenir la consommation. En effet, siles prix sont bas, le schéma théorique
est le suivant : les consommateurs nationaux et étrangers achètent plus, les productions des entreprises
sont écoulées, plus de salariés sont embauchés avec, en sus, des augmentations de salaires. Donc, d’un
point de vue macroéconomique, la concurrence est un excellent lubrificateur des échanges entre l’offre
qui est constamment sous pression et lademande. Pour les classiques, comme Smith notamment,
l’agrégation des intérêts individuels mène à l’intérêt général. Ainsi, ce mode de régulation permet la
coordination des actions qui, par sommation, est bénéfique à tous. Pour les néoclassiques, il érige la
concurrence en modèle pur et parfait où tous les marchés s’autorégulent. Dans ces conditions
(atomicité, homogénéité, libre...
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