La conditino humaine: kyo attend la mort.

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  • Publié le : 16 juin 2010
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« La condition humaine. » d’André Malraux.

•André Malraux, véritable figure du XXème siècle grâce à son engagement, son goût de l’aventure mais surtout par son don pour l’écriture, publie, en 1933 une œuvre majeure : « La Condition humaine. »
Ce roman, aussi touchant qu’historique ou philosophique marqua profondément ses contemporains qui, dès son année de publication, lui décernèrent lePrix Goncourt.
Dénonçant le massacre des communistes par le gouvernement chinois, André Malraux peint le parcours poignant d’un groupe de résistants, qui, en 1927, combattent pour leurs idées.
Ici, Kyo, présenté au début de l’œuvre comme le chef de ce groupe de militants attend son exécution, entouré par nombres de ses semblables.
•De quelle manière, par une talentueuse caractérisation, l’auteursuscite t-il une importante réflexion ?
•Tout d’abord, la situation dans laquelle se trouve le personnage principal sera évoquée. Puis, nous relèverons la psychologie et les pensées de ce personnage hors du commun, avant de révéler la réflexion philosophique qui, dès lors, s’impose à nous.

Dès les premières lignes, l’auteur impose une atmosphère particulière, dévoilant la pénibilité dela situation des communistes. En effet, André Malraux met en place un contexte douloureux, ancré dans une situation empreinte d’un caractère morbide.
Ainsi, nous pouvons relever le champ lexical de l’enfermement, de l’isolement : «solitude » L14, « déjà séparé »L15, « Prison » L18, « préau séparé de tous par les mitrailleuses » L20.
De même, l’auteur inscrit ses personnages dans un contextemorbide porteur d’une grande souffrance par un champ lexical très vaste : « position des morts » L3 , « cadavres » L5, «vu mourir » L5 , « meurtrie » L17, « Révolution » L20, « condamnés » L23,  « mourants » L25, « lieu de râle » L25, « funèbre » L33, « refuge à morts » L41.
De plus, nous retrouvons de nombreuses occurrences du verbe « mourir » L 5, 7, 36, 37. Il apparaît répété à deux nouvellesreprises sous la forme conjuguée : « il mourrait » L36 et L31, sous forme d’anaphore, imprégnant encore un peu plus l’extrait de la froideur impossible de la mort. A nouveau, afin de démontrer le caractère imposant de la présence de la mort aux cotés des communistes, nous pouvons relever de nombreuses répétitions de ce terme incontournable dans leur esprit. « Mort » est répété L2, 3, 6, 7, 11, 24, 37,39 et 41.
La douleur s’impose par des termes lourds de sens : « criait » L40, « légende sanglantes » L38, «plaintes de souffrances sacrifiées » L27. Marquée par de nombreuses évocations auditives, la souffrance et la douleur des résistants résonnent en l’esprit du lecteur et rend l’extrait encore d’avantage percutant.
Enfin, le moment auquel se déroule l’action semble ajouter à l’excès de cesmaux. En effet, toute lumière parait écartée de ces hommes de courage, même le soleil semble les avoir abandonnés à leur destin tragique : « dernière nuit » L25 « jusqu’au fond de la nuit » L28.
Ancré dans ce décor hors du commun, les communistes se révèlent unis dans leur courage et leur honneur. Si le mot « sympathie » vient du grecque signifiant « souffrir avec », c’est un véritableamour qui semble unirent ces hommes plongés dans le malheur. Ainsi, le champs lexical de la solidarité s’impose au cours du texte : « rejoindre » L26, « gémir avec » L26, « parmi ceux avec qui il aurait voulu vivre » L29,  « fraternel » l 37, « lourd d’amour viril » L26.
Le nombre de martyrs est largement mis en évidence. Tout d’abord nous pouvons relever un nombre important d’adjectifs démonstratifspluriels « ces mourants » L24, « ces hommes » L29, « ces hommes couchés » L35. De même, les articles qualifiants ces pauvres gens prouvent leur nombre : «  des condamnés » L23, « des hommes » L40, « les cadavres » L4, « des morts » L24. Enfin « multitude »L38, « tous » L29, ou encore « des leurs » L8 prouvent encore le nombre important de martyrs.
Or, André Malraux présente ce groupe comme une...
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