La condition des femmes en iran

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 6 (1275 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 8 mai 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
LA CONDITION DE LA FEMME EN IRAN

Introduction:
Durant les millénaires qui composent notre histoire, la femme iranienne a été confrontée à de nombreuses périodes de péril qui ont révélé sa force de caractère et son étonnante capacité de résistance.
Comment a évolué la place sociale de la femme en Iran?
Cette-dernière a toujours été un révélateur du régime qui gouvernait l’Iran à cemoment-là : ainsi étudierons de quelle manière sa place sociale bascula d’une position de quasi-égalité avec l’homme à une position de totale soumission.

1- La femme iranienne, une position de quasi-égalité avec l'homme

La période post-islamique a été synonyme d’un déclin général du rôle social de la femme iranienne. La plupart de leurs droits ont été abolis et elles furent écartées de touteparticipation dans les sphères politiques et civiles. Le port du voile comme seule tenue islamique autorisée devint obligatoire. La polygamie devint la règle et les lois familiales avantageaient désormais exclusivement les hommes.
Durant le XIXe siècle, des femmes ont marqué l’histoire de notre pays.
EXEMPLE: Fatémeh, née en 1814, qui devint une des figures du Mouvement Babi et fut la première femme àparaître non voilée en public. Le Mouvement Babi s’est engagé pour l’émancipation féminine et a continué à apporter son soutien aux ligues féministes iraniennes. Fatémeh a été pendue en 1852 pour avoir attenté à la vie du Roi Nasser-Eddin Shah.

Durant la seconde moitié du XIXe siècle, la contestation gagne les plus hauts niveaux  et permet aux femmes iranienne d'acquerir certains droits: TajSaltaneh, la fille de ce même Roi, Nasser-Eddin Shah, a consacré une partie de ses mémoires autobiographiques à une longue description révélant les conditions déplorables de la femme iranienne. Elle y critique le port obligatoire du voile et souligne le fait que les femmes étaient tenues à l’écart de tout progrès et de la jouissance d’une quelconque forme de liberté en raison de cette tenueobligatoire et stricte.

1838: la première école pour filles a été fondée par des missionnaires américaines en Azerbaïdjan et bientôt la tendance se répandit et gagna d’autres villes et ce fut le tour de Téhéran, de Hamedan et de Rasht d’avoir leur école pour filles.

1931: l’assemblée iranienne, le Majlis, a finalement approuvé le projet de loi qui accordait à la femme iranienne le droit de demanderle divorce et l’âge légal du mariage pour les filles a été élevé à 15 ans (au lieu de 13 ans).

Cependant les femmes n’eurent le droit de vote qu’en 1962 et c’est 6 ans plus tard, en 1968, que la « Loi de la Protection Familiale » fut approuvée par l’assemblée. Le divorce et la polygamie furent soumis à des contraintes significatives dans le but de décourager cette dernière pratique au pointqu’elle était devenue obsolète et très rare.
Ensuite l'âge légal du mariage a été fixé à 18 ans.
L’Iran a eu avec Mme Farrokh-Rou Parsa sa première femme ministre. Elle fut ministre de l’éducation nationale (nous pouvons ajouter qu'elle a été pour cette même raison torturée et tragiquement assassinée par les nervis du régime islamique en 1979).
En 1978, 33% des étudiants étaient des femmes etle monde du travail en comptait 2 millions.
Elles étaient aussi présentes dans l’armée.
Il y avait 22 femmes parmi les députés à l’Assemblée nationale iranienne et 2 sénateurs.
En 1979, la femme iranienne avait acquis une quasi égalité en termes de statut social avec les hommes et bénéficiait des mêmes avantages éducatifs.

L’OFI (Organisation des Femmes Iraniennes) fondée en 1967 par laprincesse Ashraf Pahlavi réunissait divers organismes qui traitaient du confort familial, de la protection des enfants, de la formation professionnelle, du planning familial et du conseil juridique.

2- La femme iranienne, une position de totale soumission face à l'homme

Malheureusement, la victoire de la Révolution Islamique a sonné le glas de la « loi de la protection familiale »....
tracking img