La connaissance de soi est elle plus difficle que la connaissance des choses ?

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  • Publié le : 25 avril 2011
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DISSERTATION : « La connaissance de soi est-elle plus difficile que la connaissance des choses ? »

« L'homme est à la fois le plus proche et le plus éloigné de lui-même. » a déclaré Saint Augustin. Cette citation me propose une interrogation sur ma connaissance de moi-même de par le paradoxe qu'elle énonce. Mais est-il pour autant plus simple de se connaître soi-même que de connaître leschoses ? La connaissance réside en l'aptitude à se représenter une idée, une chose ou également soi-même, de l'avoir présent à l'esprit. Mais le « soi » est un sujet bien déterminé, régi par sa conscience et son inconscient, tandis que les choses, elles, constituent l'appellation de toute les sortes d'objets matériels ou inanimés et ne sont donc pas des sujets, de par leur passivité. Il m'importeraainsi de déterminer s'il est plus aisé de parvenir à concevoir la complexité de mon être et ainsi celle de ma conscience, qui pourtant peut sembler plus accessible, ou alors de par ma non-objectivité sur moi-même s'il est moins difficile de chercher à connaître les choses dépourvues de conscience. J'observerai par conséquent un plan comparatif de manière à parvenir à résoudre ce problème.

Dèsmaintenant je vais chercher à constater les possibilités et limites de se connaître soi-même.
La connaissance de soi-même est, dans le milieu philosophique, appelé « conscience ». La conscience me permet ainsi de posséder un savoir sur certaines choses – je le montrerai dans une seconde partie- ou dans certains cas, de moi-même : la conscience de moi-même est une appréciation de ma subjectivité, demon singulier par rapport aux autres. Or, ma subjectivité réside fondamentalement en mon corps : c'est ce qui permet aux autres de me reconnaître. Mais, comme le dit Descartes dans son expression « Je pense, donc je suis », la subjectivité ne réside-t-elle pas plutôt dans ma conscience ? Descartes exerce un doute dit méthodique ou seul reste intact le ''je''
du ''je pense'', ce qui lui permetd'affirmer son ''cogito''. Ce ''je'' est ainsi un sujet, au sens de celui qui agit et donc est responsable, et par conséquent l'expression « Je pense, donc je suis » constitue le base de ma conscience.
Cependant, ma conscience n'est-elle pas faussée par le jugement porté par mes congénères sur moi-même ? Je n'hésite pas à dire que je possède mes propres opinions, par exemple. Toutefois, lors dessondages d'opinion, je n'ai qu'un choix restreint dans mes réponses, ce qui signifie qu'il ne s'agit pas de mes ''propres'' opinions mais de celles des sondeurs. Le jugement des autres intervient sur ce que je pense, et par conséquent je ne peux plus dire que je me connais moi, puisqu'ici ce sont les opinions des autres que je connais : c'est là une des limites de ma conscience.
De même, maconscience m'impose des désirs, que je ne peux pas ignorer. Je peux, d'après Freud, y réagir de plusieurs manières différentes : ou bien je m'y abandonne, ce qui me permet de bien les connaître, ou alors je les refuse par conviction éthique. Je peux également les sublimer, c'est-à-dire transformer mon dilemme (entre l'accepter ou le refuser) en quelque chose d'extraordinaire, par exemple en une œuvred'art. Autrement je le refoule et cela entraîne une pathologie. Pour soigner cette pathologie, Freud, dans ses Cinq leçons sur la psychanalyse, abaisse le seuil de vigilance de la conscience. Il en existe ainsi plusieurs degrés, le plus faible étant la mort, et le plus élevé l'attentivité. De cette manière, si je suis attentif, ma conscience va me censurer. Par exemple, si en raison de convictionsreligieuses je ne m'autorise pas à voler, je vais m'autocensurer pour m'empêcher de la faire si je souhaite profondément obtenir quelquechose. Cette censure que m'impose la conscience est elle aussi une limite à la connaissance de moi-même.
Mais si la conscience est à la fois une aide et une censure pour se connaître, qu'en est-il de la connaissance des choses ?

Pour répondre à cette question,...
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