La connaissance de soi

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  • Publié le : 7 novembre 2009
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La connaissance de soi est-elle plus facile que la connaissance des choses ?

Intro : Il faut ici mettre en opposition deux idées : la connaissance de soi et la connaissance des choses. Afin de répondre à cette interrogation il faut avant tout définir ces deux idées. Même si à la première lecture du sujet nous serions tenter de répondre qu’il est évident que la connaissance de soi est un faitdéjà acquis, puisque à première vu nous savons qui nous sommes et que la connaissance des choses n’est accessible qu’à une élite et complexe à atteindre par sa diversité. Mais il y a certains éléments de la connaissance de soi qui méritent d’être approfondis. Il est également nécessaire dans notre cas d’établir un lien entre ces deux connaissances et de se demander pourquoi elles ont été mises enparallèle.

I. La question de la connaissance de soi est à la source même de l’existence humaine. De fait nous ne pourrions exister si nous ne nous posions pas une telle question. La pensée étant toujours en action, en définitive, l’homme ne cesse de se connaître. De plus personne ne peut nous connaître mieux que nous même. Depuis le début de notre vie nous vivons avec nous-même et cela estindissociable. Je suis le seul à savoir ce que je ressens, ce que je pense, ce dont je rêve, quel est mon passé dans les moindres détails et ce que j’en ai appris. J’ai un rapport direct avec ma conscience.

Mais cela qui ne veut pas dire que nous nous connaissons totalement.
Car pour être en symbiose avec soi-même il faudrait avant tout procéder à une mise à distance avec soi pour prendre du reculsur ce que l’on est. Cela nous permettrait ainsi de tenter d’instaurer l’objectivité qui nous est nécessaire et en théorie impossible, étant donné la trop grande proximité avec nous-même. Cependant nous pourrions nous remettre en question et progresser sur cette interrogation qui nous ronge, à savoir qui nous sommes. A partir de là, se profileraient trois problèmes majeurs. Il faudrait faire lapart entre l’idéal que l’on a créer de nous-même, ce que les autres voient en nous, ce qui quelque part pourrait fausser notre opinion, et enfin ce que l’on est au plus profond de nous même. C’est cette dernière interrogation, en somme la plus complexe à définir, qui est finalement celle que nous devrions approfondir. Nous sommes aidés par notre conscience, car ayant la capacité de réaliser quenous existons nous pouvons nous analyser. Cela pourrait nous mener à la perception de notre être.

D’un autre coté l’homme peut être submergé par cet afflux de connaissance et finir par trop se connaître. Ainsi il se trouve face au problème indissoluble de pouvoir dire avec une exactitude infaillible qui il est. De plus notre raison interfère avec notre instinct faussant ainsi la première approcheque nous avions suggérée.

II. Mais qu’est-ce donc que la connaissance des choses ? Ce vaste terme nous amène à nous demander si l’on parle du savoir ou de la compréhension totale du monde qui nous entoure. Il est certain que cette connaissance possède de nombreuses questions sans réponses. Qu’est ce que néant ? Qu’est-ce que l’infini ? Et même qu’est ce que l’univers ? Face à cesinterpellations, nous pouvons nous trouver aussi désemparés que face à sa connaissance intime.
Il ne faut cependant pas perdre de vue la singularité de l’être et par conséquent la réceptivité contrastée de chacun face à un quelconque apprentissage. Cela peut paraître plus fastidieux à certains qu’à d’autres.

Néanmoins la connaissance des choses ne serait-elle pas plus accessible que la connaissance de soi,du fait de leur avantage à détenir, pour la plupart, une définition précise ? Les choses, d’un point de vue général, n’ont pas de conscience. Elles suivent donc un schéma fixe et sont abouties. Leur explicitation est donc plus à même d’être réalisée que la connaissance de soi. En effet cette dernière est en perpétuelle évolution car l’homme ne cesse de penser, d’expérimenter. Et ce phénomène...
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