La connaissance scientifique progresse-t-elle par l'accumulation des faits?

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  • Publié le : 1 juin 2010
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Sujet : La connaissance scientifique progresse-t-elle par l'accumulation des faits ?

Pour aboutir à une connaissance scientifique il faut préalablement émettre une hypothèse qui propose une réponse probable à un questionnement survenu par l'observation de faits divers et qui sera, par la suite, elle-même appuyée par des exemples et des expériences concluantes. Elle devra pourtant avoir uneuniversalité dans le sens qu’elle envisage et anticipe toutes les réactions possibles de l’objet qu’elle se propose d’étudier. On peut donc se demander : « La connaissance scientifique progresse-t-elle par l’accumulation des faits ? » Peut on penser que les faits établissent des théories alors que rien ne permet d’affirmer que ceux choisis, par le scientifique lui-même, sont suffisants ?
Nousverrons, premièrement, que l’élaboration d’une hypothèse est permise par les faits.
Deuxièmement, nous montrerons que l’accumulation de preuves n’est pas une condition suffisante.
Finalement, nous chercherons ce qui permet à un scientifique d’interpréter ses observations en théories.

Qu’est ce qui permet d’établir une hypothèse ? On doit observer autour de nous suffisamment pour pouvoir remarquerque régulièrement des évènements semblables se produisent dans des circonstances similaires. En effet, pour être interpellé et remarquer une singularité il faut pour cela être capable de se rendre compte que cela ne rentre pas dans le cour habituel des choses. Pour se faire, il faut comme le dit Hume que la nature soit « uniforme », c’est à dire qu’à chaque cause doit correspondre un effet :toujours le même (par exemple : le sucre de dissout dans l’eau chaude). Il semble évident que si un phénomène en entrainait toujours un autre nous serions alors dans l’incapacité de créer un raisonnement de causalité. C’est pour cela que l’observation d’un évènement, qui revient à chaque fois que s’est produit un autre, précisément, est importante et stimule notre capacité à inférer. Ainsi, observerdes faits qui s’accumulent, qui abondent, nous permet d’atteindre une certaine compréhension et de formuler une hypothèse qui devra être ensuite appuyer par d’autres faits ainsi que le recensement de tout ce qui a pu permettre au théoricien d’arriver à cette conclusion.
Le « fait » peut aussi être défini comme une sorte de postulat irréfutable (« c’est un fait, c’est irrévocable ») ainsi, depostulat en postulat, le scientifique peut aussi arriver à l’achèvement d’une théorie. Cela nous rappelle en effet le raisonnement mathématique qui, à partir de théorèmes démontrés et de règles de calculs apprises, nous amène à résoudre des équations avec des inconnues ou, même encore, à trouver de nouveaux théorèmes. Ainsi, l’accumulation de postulats peut permettre de démontrer et d’atteindre uneconnaissance scientifique. De plus de théories en théories, de postulats en postulats on peut faire progresser une science, et faire agrandir le domaine de connaissance (par exemple, on doit apprendre des règles de grammaire pour en comprendre d’autre pour parvenir à une meilleure maîtrise d’une langue). Cependant, on ne peut pas réduire l’établissement de connaissances à la simple apparitionsuccessive d’évènements similaires ou différents.

Comme dit précédemment, les faits doivent toujours arriver comme conséquence d’une autre pour qu’on puisse établir un lien de causalité. De plus, l’esprit humain doit être capable d’inférer, de remarquer et d’être donc doté d’une curiosité ainsi que de la volonté de raisonner son monde et de le comprendre. En effet, l’Homme veut anticiper et savoirce qui causera quoi (but de la connaissance). Cependant, rien ne peut prouver qu’il n’y aura jamais un évènement qui viendra contredire la théorie élaborée. On peut imaginer que la preuve qui viendra appuyer une réfutation pourrait apparaître dans l’avenir, on peut se baser sur les évènements passés, présents mais pas sur ceux du futur. L’accumulation des faits ici, n’est donc pas concluantes et...
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