La conscience

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  • Publié le : 11 avril 2011
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Cours sur la conscience cours construit sur le modèle de la dissertation
Peut-on se connaître soi-même ?

I. On peut se connaître soi-même
A. Légitimité du projet
B. La conscience comme condition nécessaire mais non suffisante de la connaissance de soi
C. Je ne suis pas seulement ce dont je suis conscient

II. Autrui : un facteur déterminant de la connaissance de soiA. Les sciences humaines
B. Le proche
C. Découvrir grâce à autrui que je porte en moi quelque chose que j’ignore

III. Quel est le statut de la connaissance que je prends de moi-même ?
Partie rédigée

INTRODUCTION :
La curiosité, le désir de comprendre conduisent les hommes à explorer la réalité toujours plus avant. Les progrès accélérés de sciences et des techniquespermettent d’étudier l’infiniment grand comme l’infiniment petit et d’en élaborer une connaissance toujours plus précise. Cette volonté de conquête de l’esprit humain ne se heurte-t-elle pas à un obstacle insurmontable lorsqu’il s’agit de connaître le plus propre, le plus immédiat c’est-à-dire soi-même ? Aussi paradoxal que cela puisse paraître, l’astronome n’en sait-il pas plus sur le mouvement desplanètes que sur ce qui fait sa spécificité ? Le plus proche n’est-il pas ce qui se dérobe précisément parce qu’on le croit évident ? La connaissance de soi est-elle ce qui doit nous occuper ? Est-ce légitime et possible ? Devons-nous consacrer du temps et des efforts à cette recherche ou bien est-ce une recherche vaine et sans intérêt ?
Pour répondre à cette question, il faut d’aborddéterminer ce qu’on entend par soi-même. Apparemment il s’agit d l’homme en tant qu’il est conscient et peut réfléchir sur lui-même. En ce sens, il paraît évident que le sujet possède une image et une connaissance minimales de lui-même qui le distinguent précisément des êtres non conscients, mais est-il à même de savoir ce qu’il est ou qui il est ? Ne faut-il pas un certain recul pour que la connaissanceélaborée soir rigoureuse ? Dans ce cas, quelle place autrui peut-il occuper dans le projet de la connaissance de soi ?

I.ON PEUT SE CONNAITRE SOI- MEME
A. En quoi est-ce légitime ?
Qui pourrait décider cette recherche illégitime ou dangereuse ? Pourquoi chercher à se connaître soi-même ?
Dans notre société de consommation de masse, l’originalité, le temps consacré à la réflexionsur soi ne sont pas favorisés puisqu’il s’agit d’obtenir des producteurs et des consommateurs normés et formatés.
Objection : jamais dans aucune autre société le discours psychanalytique et les techniques de développement personnel n’ont été aussi répandus (magazines, émissions télévisuelles etc.)
Réponse : Est-ce que cette diffusion du discours psychanalytique va de pair avec unepratique effective de la psychanalyse qui traite les individus au cas par cas et refuse par là-même les généralités et les nivellements. Aussi bien les régimes tyranniques que les sociétés démocratiques développent une hostilité à la réflexion consacrée à soi. Un questionnement sur soi-même favoriserait un questionnement sur la violence dont nous sommes porteurs et les sociétés préfèrent l’utiliserplutôt que de l’interroger.

On peut également faire valoir contre ce projet de la connaissance une mise en cause du narcissisme : pourquoi se consacrer à soi ? un souci trop grand de sa personne, une fascination pour son identité peut conduire le sujet à une coupure mortifère d’avec les autres. Mais n’y a t il pas d’autres raisons que la fascination pour soi-même qui nous pousseraient à nousconnaître ?
En apprenant à nous connaître on peut découvrir des processus psychologiques qui nous serons précieux dans le rapport à l’autre. C’est ce que fait valoir une littérature autobiographique à laquelle appartiennent les Essais de Montaigne qui reprend la devise « Connais-toi toi-même ».
Cette devise est celle de Socrate : elle invite les hommes à connaître leur place dans...
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