La conscience

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  • Publié le : 29 décembre 2009
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La Conscience, Le Sujet

Introduction :

1. Conscience : cum scientia, accompagné de savoir
C’est donc une connaissance. Etre conscient, c’est avoir connaissance de.

La conscience est une intuition qu’a l’esprit de ses états et de ses actes. Elle désigne la pensée même. C’est la donnée fondamentale de la vie psychique. L’homme connaît son rapport avec la réalité intérieure de sesdifférents états d’âme. On parle de conscience psychologique ou réflexive. Elle accompagne les actes du sujet de réflexion. Etre conscient signifie agir, sentir, penser et savoir qu’on agit, qu’on sent ou que l’on pense. C’est la capacité à s’apercevoir de. Elle est aperception.

2. Aperception : perception accompagnée de conscience

C’est une capacité qui permet un réel dédoublement, au sens oule sujet devient pour lui même objet.

Locke, Essai sur l’entendement humain
« La conscience est la façon dont un homme perçoit ce qui se passe dans son propre esprit ».

L’homme a la capacité de s’éprouver. Nous avons parlé d’épreuves, de connaissance intuitive. Tout nous pousse à penser que cette connaissance est immédiate. Comment imaginer un être qui lorsqu’il affirme « je suis »n’estest pas certain. La connaissance de soi ne peut être qu’intuitive, et même absolue.

• Suis-je seulement ce dont j’ai conscience d’être ?
• Etre conscient signifie-t-il avoir une conscience parfaite de soi ?
• Ne peut on pas considérer que l’homme est inscrit dans une histoire, une conscience du temps, et qu’il n’a de cesse de prendre davantage conscience de ce qu’il est ?

Il y aune relation dialectique entre l’immédiateté et l’intuition, entre l’intuition et la déduction. L’intuition peut grandir en précision et se développer dans une suite de déductions.

Descartes, Regulae
Il parle de l’intuition et al déduction. Il définit l’intuition comme une capacité à voir immédiatement la Vérité.

3. Déduction : série d’intuitions, capable de reconnaître les liens

Ily a des phénomènes psychiques qui ne sont pas donnés d’emblée à la conscience de soi. Il ne faut pas envisager la conscience comme historique, qui chaque jour progresse. Si la conscience dépend d’un processus historique, peut on imaginer qu’il y ait des évènements plus décisifs que d’autres, qui permettent une accélération de la connaissance de soi. La conscience de soi doit se développer, elleest scandée par des étapes. L’intuition de médiation qui lui permet d’être plus précise.

4. Psychologie : psyche logos, science de l’âme

Quelles sont les conditions de possibilité de la connaissance de soi.

I La Psychologie à l’épreuve de la science

1) La psychologie n’est elle qu’un chapitre de la physiologie ?

5. Physiologie : science qui a pour objet d’étude lesfonctions et propriétés des organismes et des tissus des êtres vivants.

• Faut il passer par la physiologie pour mieux savoir ce que l’on est ?

Il semble que de nombreux faits établissent que notre vie psychologique est liée à des phénomènes physiologiques cérébraux. On se demande si l’on ne découvrirait pas les lois de l’esprit si l’on acquiert des connaissances sur la condition nerveuse,sur le rôle des différents centres de notre cerveau.

Les phénomènes psychologiques sont ils des phénomènes physiologique particuliers ?

Charcot, Enracinement corporel du langage
Il pense qu’il y a un lien entre des altérations du système nerveux et des maladies mentales. Si on trouve ce lien, on lie le sort de la psychologie à celui d’une science naturel, comme la physiologie.
Il fautsupposer que la succession des états de conscience chez un individu dépend uniquement de la succession des modifications qui s’accomplissent dans son système nerveux.

La théorie de la conscience épiphénomène :

6. Epiphénomène : phénomène vain, accessoire, inutile

Elle soutient un parallélisme entre physiologie et psychologie. A tout état de conscience correspond une modification...
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