La conscience

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  • Publié le : 2 janvier 2010
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Le sujet constituant la réalité ou la révolution copernicienne:
La critique par la distinction entre le niveau logique et le niveau ontologique :
On peut reprocher à Descartes d’avoir confondu deux niveaux : le niveau logique (celui du discours et de la pensée) et le niveau ontologique(celui de l’être, des choses qui sont). Ce n’est parce que je peux dire et penser « je pense »qu’une chose pensante existe. C’est un sujet logique, c'est-à-dire le « je » de la grammaire qui sert à parler de soi. C’est un « je » qui unifie les impressions et représentations du sujet en les lui attribuant comme centre. Kant : le « je » « doit pouvoir accompagner toutes mes représentations », si je veux pouvoir les identifier comme étant mes représentations. Quand je dis « je », je marqueseulement une différence entre moi et l’objet auquel je m’intéresse, je distingue un centre subjectif et ce qui est donné dans l’expérience à cette subjectivité. J’indique que je réfléchis, que je me situe comme en retrait par rapport à mes pensées, par rapport à ce que je connais ou à ce que je regarde. « Je pense » indique que je suis en train de contempler les représentations qui se succèdentdans ma tête. Mais je ne sais rien sur ce « je », condamner à être précisément en retrait de ce qu’il regarde, pense, examine.
conscience psychologique : elle désigne l’ensemble des contenus de pensée : tout ce que l’on éprouve, tout ce que l’on perçoit.
Ce qui me permet de me connaître reste donc inconnu ; je ne me connais donc pas, dans la conscience, comme un sujet, mais commeun objet.
La conscience me permet donc de me découvrir comme quelque chose qui existe, comme un sujet en relation avec le monde, un centre d’action et de convergence des informations, une personne responsable. Mais en aucun cas comme une substance pensante, une âme immatérielle, cela reste du domaine de la postulation, Descartes a réifié des capacités, il a fait de la pensée d’un sujetl’existence d’une substance pensante détachée de ce sujet comme incarné.
Le « je » du « je pense » est un sujet connaissant, un sujet transcendantal et non une substance distincte. Le courant phénoménologique va radicaliser la critique kantienne du réalisme naïf, qui croit que l’expérience du monde est l’expérience de ce qui est hors de nous. Le sujet de la phénoménologie n’est pasune substance, c’est au contraire une ouverture sur le monde, un œil intellectuel qui n’est que fonction d’ouverture intellectuelle sur l’être, comme l’œil physique n’est que fonction d’ouverture perceptive sur l’être. b) La phénoménologie : la conscience comme visée du monde :
Grands phénoménologues : Husserl, l’inventeur, Heidegger, Sartre, etc.
Phénoménologie vient de «phénomène », on insiste donc par là sur la distinction kantienne entre ce qui apparaît au sujet (les phénomènes) et les choses telles qu’elles sont en elles-mêmes (les noumènes). La phénoménologie, c’est la science des phénomènes, la science de ce qui apparaît à la conscience. Le phénomène se définit comme une donation sensible (c'est-à-dire un donné extérieur, un donné brut dirait Kant) mais cequi est donné est constitué par le sujet. Husserl appelle cette constitution par le sujet l’intentionnalité. Par ce concept d’intentionnalité, il veut se démarquer de la philosophie transcendantale de Kant. C’est que pour Husserl, la conscience donne du sens au donné, elle ne fait pas que l’organiser, elle signifie ce donné. Pour Husserl, il faut décrire ces actes de la conscience qui donnent dusens à l’être. Décrire la conscience, plutôt que déduire les structures de la pensée, voilà la différence entre la philosophie transcendantale de Kant qui déduit de l’expérience du sujet sa manière d’organiser le donné brut. Pour Husserl, il n’y a pas de déduction par l’absurde des catégories a priori de l’entendement (catégories a priori : structures de l’esprit qui organise l’expérience brute...
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