La convention girondine

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  • Publié le : 14 février 2010
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Présentation : La convention girondine 1792 à 1793
Kenza CHEKKOURI-Yasmine BERDAI.

Introduction : La Convention girondine qui s’étend du 21 septembre 1792 au 2 juin 1793 est la première période de l'histoire de la Convention nationale dominée par les modérés girondins. Elle proclama la République le 22 septembre 1792. Elle fut marquée par la violente rivalité entre les Girondins et lesMontagnards . Cette période va marquer la fin de la royauté et les débuts de la République . Ainsi il serait intéressant d’étudier quel fut le rôle de la convention girondine et les raisons de sa chute .Tout d’abord nous étudierons la nouvelle assemblée , puis nous aborderons le procès du roi et ses conséquences pour enfin finir avec la crise de 1793 et la chute des Girondins.
1ère partie : La nouvelle assemblée
Le 2 septembre 1792, la nouvelle assemblée est élue au suffrage universel. Mais seuls les partisans du nouveau régime ont voté. L'abstention a été très fortesurtout chez les paysans très indifférents à ce qui se passe à Paris. Les monarchistes eux aussi se sont abstenus par crainte.
La Convention se compose donc de 749 députés, tous républicains. Un tiers d'entre eux ont déjà siégé dans les assemblées précédentes et ont donc la pratique des affaires publiques. La Convention est orientée plus à gauche que la Législative :
- A droite, les Girondins(Brissot, Pétion, Buzot, Condorcet, Roland, Vergniaud, Isnard...). Ils constituaient la gauche de la Législative. Ils apparaissent après l'élimination des Feuillants comme des révolutionnaires modérés et se méfient des excès du peuple de Paris et surtout de la Commune Insurrectionnelle (après le 10 aôut et les massacres de septembre).
- Au centre, la Plaine ou le Marais, 400 députés opportunistesvotant tantôt à droite, tantôt à gauche.
- A gauche, les Montagnards qui à l'Assemblée occupent les bancs les plus hauts (Danton, Robespierre, Marat, Desmoulins...). Ils ont bénéficié des suffrages parisiens. Pour le triomphe de la Révolution, ils sont prêts à admettre des mesures exceptionnelles comme la limitation de la liberté individuelle et de la propriété si les circonstances le demandent.
Toutoppose les girondins et les montagnards . Dès les premiers jours de l’assemblée , ceux-ci vont s’affronter.Le 21 septembre 1792, la Convention abolit la royauté. C'est l'An I de la République. Mais fin 1792, une question domine l'actualité : "Faut-il juger le roi ?"
2 ème partie : Le procès du roi et ses conséquences
Les Montagnards considèrent que le salut public exige la mort , quant auxGirondins , ils veulent éviter l’irréparable.
En novembre 1792, Une armoire de fer est découverte au Palais des Tuileries contenant des papiers qui établissent la preuve formelle d'une correspondance entre Louis XVI et les souverains étrangers depuis 1789. Il est accusé de conspiration contre la sûreté générale de l'état Le procès est donc inévitable.Jugé par la Convention et condamné à mort à une faible majorité, le roi est exécuté le 21 janvier 1793, le sursis proposé par les Girondins ayant été rejeté. Ses derniers mots furent « Je meurs innocemment .» L'exécution de Louis XVI marque un tournant dans l'histoire de la révolution
L'exécutiondu roi dresse contre le Convention tous les adversaires de la Révolution. Les souverains étrangers la considèrent comme un défi, surtout que la Convention se lance dans une guerre de conquête (conquête de la Belgique lors de la bataille de Jemmapes le 6 novembre 1792). En février 1793, une première coalition se forme contre la France. Le général Dumouriez perd la Belgique et passe à l'ennemi....
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