La cours du lion

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  • Publié le : 29 octobre 2010
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Commentaire : Introduction .

Recueils poétiques de Jean de La Fontaine (1621-1695), Composées de douze livres, cet ouvrage regroupe plusieurs centaines de textes courts mettant souvent en scène des animaux ; les récits sont, sauf rares exceptions, suivis d’une morale qui indique la portée critique à porter au texte. La fable qui nous occupe se situe dans le septième livre, c'est-à-dire aucentre du recueil. En sixième position dans le livre 7, la fable intitulée « La Cour du Lion » met en scène sa majesté des animaux qui, souhaitant connaître l’ensemble de son royaume, organise un grand festin où se retrouvent tous les animaux. La fable de Phèdre (« Leo regnans », IV, 14) étant incomplète, La Fontaine se serait plutôt inspiré de Jacques Régnier (Apologi Phaedrii, 1ère partie, fable33, « Le Lion, l’Âne, le Loup et le Renard », 1643) dont la moralité était la suivante : « Au même titre que le mensonge, il est nuisible de dire la vérité. Il en sait long, celui qui est muet dans ses flatteries. ». C’est la même morale que reprend La Fontaine. Il s’agira de voir comment dans son récit la présentation de la cour de Sa Majesté Lionne introduit une critique nullement voilée de lasociété versaillaise et notamment de ses courtisans. Nous verrons dans une première partie la quête des origines du roi des Animaux ; puis, dans une seconde partie, le burlesque des fables de La Fontaine ; pour enfin voir, dans une troisième partie, la parabole de la Cour versaillaise dressée dans ce texte.

I- Structure de la fable :

a) L’organisation de la fable
Cette fable estcomposée d’un récit (V.1à 32) et d’une morale (v.32-36). Le récit illustre une démonstration que renforce la morale, formulée de façon solennelle. Le fabuliste conseille alors au lecteur la prudence. Le ton devient celui de la confidence : «Et tâchez quelquefois de répondre en Normand » (v.36)
b) L’organisation du récit
Il comporte deux mouvements : v.1 à 14 : action située dans unpassé lointain et indéfini (voir complément circonstanciel de temps « un jour » (v.1) et l’emploi du passé simple).
Contexte de la fable : une fête donnée par le roi pour célébrer sa puissance
« Sa Majesté lionne un jour voulut connaître / De quelles nations le ciel l’avait fait maître. »
L’annonce des festivités suit par « une circulaire écriture » (v.6) v.15 à32, coup dethéâtre : la fête se transforme en carnage (v.18 - 20).
Opposition des personnages, notamment par la rime (v.27-28)

II- La fable reflète la réalité de l’époque : la Cour du roi Louis XIV

a) Personnification des animaux
Le lion, roi des animaux, rappelle Louis XIV : par son allure majestueuse : avec l'emploi de la majuscule « Sa Majesté » ; des diérèses pompeuses« Li-onne », « nati-ons » ; un vocabulaire et un style grandiloquents : « ciel », « maître » (v 1 et 2) ; allitérations en [s] du vers 13.
Le Lion tient conseil et convoque ses sujets : « Il manda donc…ses vassaux » (v.3-4). Il aime faire étalage de sa puissance : « […] l’ouverture / Devait être un fort grand festin, / Suivi des tours de Fagotin. / Par ce trait de magnificence / LePrince à ses sujets étalait sa puissance. » (v .9-13) Il domine ses sujets : le monarque irrité/ l’envoya chez Pluton faire le dégoûté. » (v.18-19). Le lion aime la guerre : son « Louvre » n’est en fait qu’ « un vrai charnier.
b) Caractérisation de La Cour
Division des courtisans pour plaire au souverain : « la sotte flatterie » (v.24) pour le singe ou l’esquive pour le renard(v.30-31). Cruauté de cette Cour : (v. 20) « le singe approuva fort cette sévérité », indiquant par là-même la cruauté de cette Cour. Chaque courtisan essaie d’attirer l’attention.
La cour est régie par un code social qui se nomme l’étiquette. Elle transparaît dans l’aspect formel de la convocation royale : « Il manda…par députés » (v.3) et dans certaines expressions employées « ses...
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