La cousine bette

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  • Publié le : 8 décembre 2010
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La cousine Bette, de Balzac

La ville de Paris sous la monarchie de juillet, inspira Balzac dans une de ses plus grandes et bouleversantes œuvres : La cousine Bette, parue en volume en 1847. Cet écrivain su expliquer à travers ce roman sa vision sur divers sujets tels que le rapport de l’homme à l’argent, à l’amour ainsi que l’élévation de la bourgeoisie qui est un des thèmesomniprésents. On remarque d’ailleurs que l’évolution, le changement et donc la modernité sont eux aussi critiqués par la plume de Balzac, n’a-t-il pas dit lui-même : «  En France le provisoire est éternel, quoique le français soit soupçonné d’aimer le changement ». On peut observer que l’extrait à partir de « La Parisienne comptait tellement sur la visite (…) » à « (…) dans une charmante maisonmoderne. », issu du chapitre 24, est représentatif de ce questionnement sur les points positifs et/ou négatifs de ce perpétuel mouvement, axé sur les sentiments. Nous répondrons à cette problématique, en premier lieu avec l’analyse du personnage de Valérie Marneffe (une femme moderne) puis du point de vu de l’auteur exprimé ici à travers l’histoire du Baron Hulot, pour finir par développer lescaractéristiques de cette nouvelle ère sentimentale.

Le personnage de la fille adultérine du Comte de Montcornet, Valérie Fortin mariée Marneffe, est représentatif de l’évolution de la femme, devenue moderne. Ainsi elle vit à Paris, la capitale du progrès où tout est créé avant d’être éparpillé vers les recoins de la France. Elle sait ce qu’il la met en avant et enuse, contrairement à cette gente féminine d’un autre temps qui se laissait duper par les hommes au point d’être réduite au statut de victime un peu naïve (« victime des désirs de son amant »). Pour éviter cela elle utilise « la tactique moderne », c'est-à-dire qu’elle construit une atmosphère autour d’elle la rendant le centre d’un tout soigneusement préparé : « une toilette appropriée (…) àson appartement. (…) des fleurs achetées à crédit. (…) un milieu plein de fraicheur(…) » etc. Cette stratégie est assimilée à l’éducation du petit enfant avec lequel on essaye d’être surprenant et agréable afin de mieux le dompter et ainsi l’assujettir. De plus, elle se trouve ici avantagée par l’âge avancé du Baron Hulot, qui n’est plus à la page en termes de séduction : « Cet homme de l’Empire,(…) devait ignorer absolument les façons de l’amour modernes(…) », lui permettant d’user de scrupules. Ce maniement montre une femme calculatrice qui se fait passer pour une épouse naïve alors que ce ne sont que « des paroles évangéliques à l’œuvre du diable ». Sans oublier qu’il saute aux yeux que Mr.Marneffe n’est autre qu’un mari embaucheur faisant de sa femme une courtisane avec une couvertureplus solide que celles des autres. Mais l’on peut aller plus loin en appelant ce couple atypique : contemporain. Malgré le bouleversement des mœurs il semble que cette situation corresponde aux attentes des deux personnages : « il préfère les guenons du coin de la rue. » Et Valérie a décidé d’elle-même (poussée par la misère) de provoquer « le naufrage de sa vertu » afin d’utiliser sa beauté commemoyen de faire fortune. Tout en se faisant passé pour une bourgeoise honnête, par exemple en refusant les cadeaux faits par le Baron Hulot puis en les acceptants : une manière de lui faire croire à son abdication. Valérie Marneffe est donc l’incarnation de l’évolution de la femme du 19eme siècle sur le plan des sentiments et de la manière de les déguiser à son profit.Cette première partie nous fait nous interroger sur le personnage du Baron Hulot et par ce biais à la réflexion même d’Honoré de Balzac au sujet de cet amour moderne et capricieux. On peut comparer cet homme à Samson évoqué plus tard dans le roman, qui à son réveille se retrouve sans cheveux, comme dilapidé de sa richesse et de sa fierté pour avoir voulu posséder Mme.Marneffe. C’est un...
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