La crise de 1929

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  • Publié le : 22 février 2010
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Problématique : Comment une crise économique née aux Etats-Unis a-t-elle pris une telle ampleur en se généralisant au monde entier ?

Introduction

I- La crise américaine en 1929

A- Le krach boursier aux Etats-Unis
B- Les différents secteurs touchés par la crise

II- 1931 : la crise devient mondiale

A- Les pays auxquels la crise se généralise
B- Le cas de la France

III- Laréaction des pays pour faire face à la crise

A- Des politiques de lutte contre la crise divergentes
B- Un bilan mitigé

Conclusion

La crise de 1929 est la plus grave de celles que connaît l’économie capitaliste moderne. Elle survient d’une manière brutale et tout à fait inattendue au milieu de l’euphorie qu’avait suscitée la rapidité de la reconstruction après la Première Guerre mondiale.Personne ne s’imagine en effet qu’une simple journée à Wall Street s’apprête à provoquer ce que l’on nommera par la suite la « Grande Dépression ». De ce fameux « jeudi noir » à la Seconde Guerre mondiale, la débâcle s’est propagée dans le monde entier. Au cours d’une récession de dix longues années, les pays les plus concernés connaissent d’importants bouleversements politiques et sociaux.
Commentune crise économique née aux Etats-Unis a-t-elle pris une telle ampleur en se généralisant au monde entier ?
Nous étudierons dans une première partie la crise de 1929 puis, nous verrons dans une deuxième partie qu’en 1931, la crise devient mondiale. Nous aborderons dans une dernière partie la réaction des pays pour faire face à la crise.

Au cours des années 1920, qualifiées « d’annéesfolles », les Etats-Unis connaissent une croissance rapide fondée sur une augmentation de la production industrielle favorisée par l’ampleur des progrès techniques et le succès des méthodes de rationalisation du travail. La production mondiale et le commerce international atteignent des chiffres encore inégalés. La catastrophe boursière d’octobre 1929 est étroitement liée à un boom spéculatif quise produit dès 1926. Les gens anticipent sur la valeur que vont prendre selon eux les actions. Ils sont confiants et investissent d’autant plus qu’il est alors possible d’acheter les actions à crédit. Par conséquent, les spéculateurs se multiplient et représentent jusqu’à 6% de la population américaine. Des fonds, qui proviennent aussi bien d’entreprises, de banques que de particuliers, poussentles valeurs boursières à une hausse exagérée. Cette hausse excède en effet la valeur réelle des entreprises. Les dividendes s’amenuisent par rapport à la vraie valeur des actions (les dividendes sont des versements d’argent aux actionnaires pour chaque action détenue et qui sont prélevés sur le bénéfice net ou sur les réserves de la société). Cette baisse du taux de profit incite les gens à revendreleurs actions. L’excès spéculatif inquiète par ailleurs le gouvernement américain qui favorise la hausse des taux d’intérêts à court terme. Cela éveille la méfiance des opérateurs en Bourse. C’est alors que s’amorce un mouvement de revente des actions qui prend des allures catastrophiques le jeudi 24 octobre 1929, appelé « jeudi noir ». 12 millions d’actions sont revendues mais les acheteurs sefont de plus en plus rares. Il y a en effet une surproduction : on produit trop par rapport à ce que les Américains peuvent consommer. Cette crise financière ne tarde pas à se transformer en une véritable dépression économique.
L’équilibre de l’économie américaine repose en grande partie sur un système de crédit détruit par le krach boursier. Les débiteurs ne peuvent donc plus rembourserleurs emprunts. Les banques qui ont multiplié les crédits depuis plusieurs années ne peuvent récupérer leurs fonds auprès des personnes endettées. Parallèlement, les personnes à qui il reste de l’argent à la banque le retirent par précaution. Par conséquent, l’argent se raréfie et c’est ainsi que la crise s’étend au secteur bancaire. Ce manque d’argent entraîne une diminution des investissements...
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