La crise de 1929

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  • Publié le : 14 novembre 2009
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Introduction :

On a souvent parlé de la crise de 1929 comme la crise du siècle, on l’a par ailleurs surnommée la « grande dépression ». Le mot de « crise » évoque en économie un moment de retournement de l’économie qui passe d’une phase d’expansion à une phase de récession ou de dépression. La récession signifie un ralentissement de l’activité économique, tandis que la dépression évoque unepériode durant laquelle le niveau de l’activité économique baisse ; concrètement cela se traduit par un taux de croissance négatif du PIB. La crise de 1929 a plongé de nombreux Etats dans la dépression. Elle est apparue comme une crise structurelle, c’est-à-dire une crise qui a remis en cause les structures mêmes du système économique de l’époque basé sur la théorie classique de l’autorégulation desmarchés.
Ainsi, on peut se demander pour quelles raisons la crise de 1929 est devenue une référence ?
On va voir dans un premier temps l’enchainement de la crise : son déroulement et comment on est passé d’une crise financière américaine à une crise économique mondiale. Dans un deuxième temps, on verra quelles ont été les réponses apportées à la crise, que ce soit au niveau des interprétationsthéoriques ou au niveau des politiques mises en œuvre.

I) L’enchainement de la crise

A) Le déroulement de la crise

• Les signes de ralentissement de l’économie mondiale : contexte déflationniste (ex : la déflation [une baisse générale des prix] des prix agricoles…). En 1928 : krach immobilier en Floride
• Formation d’une bulle spéculative, c’est-à-dire décalage entre la croissancephysique (matérielle) et la croissance des valeurs financières (cours des actions croissait beaucoup plus vite que l’économie réelle [PIB])  cours des actions avait flambé entre 1925 et 1929 alors que la production globale n’avait augmenté que de 10% suite à l’optimisme des opérateurs, climat d’euphorie générale. Accélération du boom spéculatif malgré les signes annonciateurs. Indice Dow Jones afortement progressé : le total des valeurs est passé de 27 milliards à 89 milliards en 2ans (1927 à 1929). L’optimisme général a entretenu le rush  les spéculateurs sont aussi des particuliers.
• Les « call loans » permettait de spéculer sur des actions en n’en payant que 10%, l’acheteur emprunte ensuite 90% de l’argent aux coursiers qui eux-mêmes empruntent aux banques au jour le jour (à courtterme). Le coursier garde en garantie quelques titres de l’acheteur, si le cours de l’action baisse il demande de l’argent ou des actions supplémentaires à l’acheteur.
• Le krach boursier  mois d’octobre retournement du marché : on passe de l’optimisme à l’inquiétude  fluctuation importante du Dow Jones pendant environ 1 mois, effondrement du cours des actions en bourse :
- 19 octobre : 3,5 M detitres vendus
- 24 octobre = jeudi noir « black Thursday » : 13 M de titres vendus
- 29 octobre : 16 M de titres vendus
 Chute du Dow Jones de 80% entre 1929 et 1932

B) De la crise financière à une crise économique mondiale : « La grande dépression »

• 3 facteurs qui généralisent la crise financière à l’économie globale :
- Abus de crédit : Krach boursier conduit à la ruine de nombreuxspéculateurs et mise en difficulté de nombreuses banques car le mécanisme des « call loans » ne fonctionne qu’à une seule condition : il faut que les cours montent. Les actions étaient financées par le crédit donc call loans = actions à risque. Lors du krach les banques ont prêté de l’argent sans être remboursés  pertes sèches. L’économie américaine était basée sur le crédit, de 1924 à 1929 lecrédit est multiplié par 11.
- Fragilité du système bancaire : de nombreuses petites banques qui ne se prêtent plus d’argent entre elles  fin de la confiance. Cela entraine faillite de nombreuses banques (4300 banques font faillite aux Etats-Unis entre 1929 et 1931).
- Erreur de la politique monétaire de la FED (Banque centrale américaine) qui relève le taux d’escompte, taux d’intérêt passe de...
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