La crise de 29

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  • Publié le : 26 février 2010
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C’est le 24 octobre 1929 que la fameuse crise se déclencha aux Etats-Unis ; on appela ce jour le « jeudi noir » ou Black Thursday; c’est le krach boursier de Wall street qui plongea l’économie américaine, et bientôt l’économie mondiale, dans la tourmente. Les profondes crises sociales et économiques qu’engendra le « jeudi noir » tiennent une place importante dans l’émergence des différentsfascismes européens.

Mais pour mieux comprendre revenons un peu en arrière. Les années 20, aux Etats-Unis, furent surnommées les « Années folles » ; la croissance explosait et ne semblait pas devoir subir de récession. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. En Europe le climat n’était pas aussi idyllique ; plongée dans une profonde crise au lendemain de la guerre, l’Europe amorçaitpourtant une remontée dans les années 1925-1926. La balance commerciale française devint même excédentaire. En Allemagne la situation était autrement plus critique puisque le règlement des lourdes indemnités d’après-guerre semblaient devoir empêcher l’assainissement de l’économie dévastée. Ce sont les prêts octroyés par les banques américaines qui vont permettre à l’Allemagne d’amorcer également unelégère remontée. Du côté de la Grande-Bretagne la situation n’était pas mirifique non plus; le système industriel britannique était obsolète et il ne permit pas à l’Angleterre de sortir de la crise latente traversant les années 20 ; en 1926, le paroxysme du contentieux entre ouvrier et patronat fut atteint avec la Grève générale.

Malgré l’apparente santé de l’économie américaine les bases desa croissance étaient pourtant faibles ; bientôt la surproduction industrielle, la spéculation boursière, l'endettement généralisé et la persistance de la crise de l'agriculture firent plonger le pays dans le chaos. A la mi-octobre 1929, l’annonce de la baisse des bénéfices des industries poussèrent les spéculateurs à vendre leurs actions pendant que le cours de Wall street était encore élevé.Cette vente entraîna une chute encore plus rapide des actions et bientôt la panique s’empara de tous. L’apogée de ce phénomène se situe donc dans la journée du 24 octobre où plus de 16 millions de titres seront bradés sur le marché, sans trouver toutefois preneur. Bientôt des centaines de milliers d’actionnaires se trouvèrent ruinés ; les banques ne purent se faire rembourser leurs crédits et lesépargnants retirèrent leur argent de leurs comptes ; un grand nombre de banques n’ayant pas les moyens de rembourser, leurs clients firent faillites. En moins de 3 ans la plupart des banques américaines fermèrent leurs portes.
Pour s’en sortir le seul moyen des banques fut de stopper les prêts à l’étranger et de réclamer le remboursement de ceux déjà effectués ; de plus les capitaux américainscessèrent de circuler autour de la planète, la conséquence inévitable fut l’expansion de la crise à l’ensemble des pays industrialisés. C’est une banque autrichienne, la Kreditanstalt, qui ferma la première ses portes. Vinrent ensuite la Danat Bank allemande qui fit s’effondrer l’ensemble du système bancaire allemand.
La baisse des prix fut générale et atteint environ 30% de 1929 à 1932 ; le secteuragricole était encore plus gravement touché avec une baisse deux fois supérieure à celle du secteur industriel. La décennie précédente avait vu une surproduction importante et des stocks entiers de denrées et de marchandises durent être détruit. L’Allemagne et la Pologne, privés des investissements étrangers, et les Etats-Unis et le Canada où le crédit avaient explosés, furent les premiers payslourdement touchés.
En septembre 1931, la Grande-Bretagne devait dévaluer la valeur de la livre sterling de près de 40% et abandonner l’étalon-or. Cette chute entraîna celle de monnaies liées à la livre, ce furent les économies scandinaves et portugaises qui furent le plus touchées. En 1932 le commerce international était à son point le plus bas, les mesures maladroites (protectionnisme) prises...
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