La crise de la dette

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Tous droits réservés - Les Echos 201115/6/2011P.17Idées

Grèce : une crise, deux solutions
LE COMMENTAIRE D’HÉLÈNE REY

C qu’un grand nombre d’économistes

ela fait plusieurs mois maintenantsont convaincus que la Grèce n’est pas solvable. L’Etat grec n’arrive pas à collecter suffisamment d’impôt, car une grande partie de ses citoyens sont depuis longtemps passés maîtres dansl’évasion fiscale. Les plans drastiques de réduction des dépenses affaiblissent une économie déjà en piètre état ; l’activité aura reculé de 3 % en 2011. L’arithmétique est implacable. La Grèce a une dette quiavoisine les 157 % du PIB. La soutenabilité de cette dette dépend des taux d’intérêt réels et de la croissance de l’économie. Même si l’on fait des hypothèses optimistes sur les taux, l’Etat grecdevrait dégager des excédents budgétaires d’environ 6 % du PIB uniquement pour stabiliser le ratio dette sur PIB ! C’est une tâche herculéenne. Même si l’Etat grec arrivait à mener rapidement à bien unimportant programme de privatisations, cela ne suffirait pas à changer la dynamique explosive de la dette. Selon les plus optimistes un tel programme rapporterait 50 milliards d’euros, ce qui neramènerait la dette qu’à environ 130 % du PIB… Les sauvetages successifs du FMI et de l’Union européenne permettent certes de gagner du temps, mais il est clair qu’ils ne résolvent pas le problème. S’ilpouvait être judicieux de retarder la résolution du problème de la dette grecque au début de la crise, où les risques de contagion pouvaient être massifs et en tout cas difficiles à évaluer, il semblede plus en plus risqué de continuer à jouer la montre. Les responsables européens pensent que la Grèce pourra rembourser si l’on étend suffisamment la maturité des prêts. Sur cette opinion se greffesouvent la justification que, en renouvelant les financements au goutte-à-goutte, le FMI et l’Union européenne peuvent pousser la Grèce à réformer et à privatiser, conditions sine qua non à la...
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