La crise financiere

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  • Publié le : 27 décembre 2011
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Dans les analyses précédentes, nous avons montré les incidences de cette crise née aux Etats-Unis, sur les pays européens et asiatiques, notamment le Japon et la Chine. Les effets de cette crise se situent à un niveau mondial, puisque nous avons situé précédemment les liens que la finance russe a avec les banques américaines actuellement en difficultés. L’interdépendance des économies nationalesfait qu’aucune économie n’est à l’abri. Bien que les autorités monétaires africaines et notamment celles de la zone franc semblent être optimistes quant aux conséquences néfastes de cette crise financière sur les économies de la région, nous pensons que c’est d’un point de vue strictement financier et à court terme. Dans la mesure où cette crise financière est en train de se muer en criseéconomique, il va s’en dire que les conséquences seront assez dures pour les économies africaines très extraverties. Avant d’analyser les conséquences (2), nous allons examiner les caractéristiques de ces économies (1).

I- Les caractéristiques des économies africaines

C’est vrai qu’au plan financier, la plupart des banques africaines ne sont pas dans la haute finance internationale. Les titres nesont pas cotés sur ces marchés car ces banques sont de petites unités caractérisées par un volume de transactions relativement faible. Ce sont essentiellement des banques de dépôts à court terme en provenance principalement des particuliers et surtout des salariés. C’est ce qui les met temporairement à l’abri de la présente crise financière internationale.

1.1.Situation économique d’ensembleIl faut souligner d’entrée que la situation économique de l’Afrique au sud du Sahara n’est pas homogène. On distingue des pays à revenus intermédiaires ou émergents comme l’Afrique du Sud et le Nigéria, des pays à rentes pétrolières (Nigéria, Angola, RDC, Congo, Gabon, Cameroun), des pays à pluviométrie abondante et régulière (Afrique équatoriale), des pays sahéliens côtiers (Sénégal, Gambie,Guinée Bissao), des pays sahéliens non côtiers (Burkina Faso, Mali, Niger), des pays sahéliens non côtiers à rentes minières (Tchad, Niger) etc. On peut faire autant de croisements que l’on veut, tellement les diversités sont grandes.

En fonction de ces diversités, les incidences de la crise économique internationale qui se profile à l’horizon ne seront pas ressenties de la même façon dans lesdifférents pays. Il y a ceux qui auront accumulé les rentes pétrolières suite à la hausse des prix de ce minéral et ceux qui n’ont que des produits agricoles à l’exportation dont la hausse des cours a été plus modérée et partant, les réserves de devises sont plus faibles.

De façon générale, au cours des trois dernières années, le taux de croissance du PIB de l’Afrique est resté autour de5,8%. Ce taux a placé le continent comme ayant eu la croissance la plus élevée à l’exception de l’Asie est et sud, de l’Inde et de la Chine. Dans l’ensemble, le taux a été légèrement supérieur à ceux de l’Asie occidentale (5,6%) et de l’Amérique latine et Caraïbe (5,2%) selon le Rapport de la Commission Economique pour l’Afrique 2008. Quant aux taux de croissance des pays développés, ils ont étéinférieurs à 3%.
1.2.Caractéristiques des exportations

Dans nos analyses passées, nous avons expliqué que de façon générale, une crise financière conduit le plus souvent à une crise économique. Si tel était le cas, et il est fort probable qu’il en soit ainsi, les conséquences peuvent être désastreuses sur les économies africaines. La plupart de ces économies exportent des matière premières :produits minéraux (pétrole, gaz), produits miniers (cuivre, aluminium, or), produits agricoles (café, cacao, coton), et importent du matériel industriel, technologique et des produits alimentaires (produits finis, produits agricoles : riz, blé etc.)

En 2007, tout comme au premier trimestre 2008, il y a eu une appréciation des cours des produits de base. La demande de pétrole a augmenté en...
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