La crise grecque

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  • Publié le : 17 décembre 2010
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La crise grecque

Introduction
Pour comprendre la crise grecque, il faut savoir que sous l’ancien gouvernement conservateur mené par la nouvelle démocratie (2004-2009), le secteur public a été massivement étendu :
- augmentation de 75000 fonctionnaires
- environ 1 actif sur 4 est fonctionnaire
- Les salaires et retraites s’y sont envolés de près de 30% sur la période
Etant membre de lazone euro, la Grèce pouvait emprunter à bon marché quand il y avait croissance. Depuis la récession de l’année dernière, cette pratique est devenue insoutenable.

I – Les causes de cette crise
Il est remis en cause l’opacité des comptes grecs. La Grèce, par le passé, a déjà trituré ses comptes publics pour donner l'illusion qu'elle respectait les critères de Maastricht, notamment celui d'undéficit public contenu à 3 % du PIB. Le pays l'a publiquement reconnu en 2004. Les nouveaux dirigeants grecs accusent cette fois leurs prédécesseurs d'avoir caché la dégradation des comptes. Pour les conservateurs, ce sont les socialistes qui gonfleraient le déficit à des fins politiciennes. En novembre 2009, le nouveau gouvernement socialiste grec, issu des élections de début octobre, multiplie pardeux l'estimation de déficit budgétaire faite par la droite sortante, pour la porter à 12,7 % du PIB. Immédiatement après cette annonce, les agences de notation, chargées d'apprécier la solvabilité d'un Etat, attribuent des notes en baisse à Athènes. Jugeant que la probabilité de voir la Grèce dans l'incapacité de rembourser ses emprunts est élevée, l'agence Fitch Ratings abaisse la note du pays,qui passe de A- à BBB. Les agences de notation Standard & Poor's et Moody's mettent elles aussi la Grèce sous surveillance négative. La dette publique s'élève fin 2009 à 300 milliards d'euros, soit 113 % du PIB, alors que les règles de la zone euro fixent à 60 % les autorisations de dette publique. La Grèce a connu son "miracle" économique au début de la décennie, matérialisé par l'introductionen 2001 de l'euro. Le pays a longtemps connu l'une des plus fortes croissances de la zone euro (4,2 % en moyenne par an de 2000 à 2007). Mais cette croissance, dopée par les investissements publics et la demande intérieure, reposait sur des bases fragiles : un très faible taux d'exportation (moins de 20 %) et un endettement individuel très élevé (l'arrivée de l'euro a fait chuter les tauxd'intérêt et les banques se sont mises à prêter à tout-va). La Grèce a également pâti de la crise économique mondiale et dans ses deux secteurs-clés, tourisme et marine marchande, les revenus ont chuté de près de 15 % en 2009.







Les Grecs ont versé 790 millions d'euros sous forme de de pots-de-vin en 2009.
C'est 50 millions de plus qu'en 2008! "Notre crise financière est due engrande partie à la corruption", a affirmé mardi Costas Bakouris, le président de Transparency international - Grèce, en présentant l'étude nationale réalisée sur un échantillon représentatif de 6.122 personnes. Environ 600.000 personnes ont été touchées en 2009 par des phénomènes de corruption dans le secteur public, et 360.000 dans le secteur privé, pour une population de 8,9 millions personnes âgéesde plus de 18 ans. Dans le service public, les secteurs les plus touchés sont les hôpitaux (33,5%), les services d'urbanisme (15,9%) et les bureaux du fisc (15,7%). Pour le privé, les hôpitaux (15,9%), les banques (10,8%), les avocats (9%) se placent en tête. La somme moyenne du pot-de-vin s'élève à 1.355 euros dans le public, alors qu'il faut débourser en moyenne 1.671 euros dans le privé,précise l'étude. Même si la corruption en Grèce a des racines profondes, il faut nuancer ce phénomène car dans le secteur privé, il est surtout lié aux circonstances économiques et politiques du moment. "L'enquête montre la voie pour l'instauration de la transparence: 98% des citoyens estiment que l'application des lois est la mesure la plus efficace contre la corruption, et 96% réclament une...
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