La crise

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  • Publié le : 2 avril 2010
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La régulation par le marché est-elle remise en cause par la crise financière actuelle ?

Le sommet du G20 s’est réunit à Londres le 2 avril dernier pour débattre de la réforme du système financier actuel et d’un plan de relance économique mondial. La nécessité d’une politique de relance commune témoigne de l’insuffisance de la régulation par le marché.
Les libéraux considèrent que le marchéest doté d’un mécanisme de correction automatique des déséquilibres économiques et perçoivent l’interventionnisme comme une entrave au bon fonctionnement du marché. Cette théorie n’a d’ailleurs pas suffit à éviter la crise des subprimes aux Etats-Unis et encore moins à empêcher ses répercussions sur l’économie mondiale.
La crise financière actuelle conduira-t-elle à une prise de contrôle deséconomies par les institutions internationales?
Il conviendra d’étudier dans une première partie les limites d’une régulation par le marché pour pouvoir démontrer dans une seconde partie l’intérêt d’une complémentarité entre interventionnisme et autorégulation.

I. Limites de l’autorégulation du marché

De nos jours, la structure du marché mondial est propice au libéralisme économique et parconséquent à son autorégulation. En effet, pour faciliter les échanges commerciaux les Etats ont mis en application au fil des ans des principes fondamentaux qui sont : la libre concurrence, la non discrimination, l’abaissement voire même la suppression des droits de douanes dans certains cas, l’interdiction de pratiquer le dumping etc... L’ouverture des frontières développe ainsi les marchésinternationaux des biens et services mais aussi des capitaux. Le système financier se voit globalisé notamment avec l’application de la règle des trois « D ». Tout d’abord il a fallu déréglementer le marché c’est-à-dire y supprimer toutes les réglementations susceptibles d’entraver la libre circulation des capitaux. On a ensuite fortement insisté sur la désintermédiation du marché pour favoriser lerecours aux marchés financiers internationaux. Enfin, on a supprimé les frontières internes et externes des marchés nationaux pour ne créer qu’un marché financier global. Tous ces changements structurels ont conduit à une internationalisation des échanges et à une forte interdépendance des Etats privilégiant la régulation par le marché jusqu’ici efficace. Cette théorie est défendue par le courantlibéral classique, dont Adam Smith est l’un des grands penseurs, qui affirme que le système qui régit le marché le conduit selon toute logique à un équilibre parfait : celui de la rencontre entre l’offre et de la demande.

Malgré la théorie poignante de « la main invisible », la crise qui a récemment bouleversé l’ordre mondial met en évidence les failles de la régulation par le marché. Eneffet, tout a commencé en août 2007 aux Etats-Unis lorsque les Américains se trouvent en nombre croissant dans l’incapacité de rembourser leur prêt et lorsque les prix de l’immobilier baisse. Les banques vendent à perte : c’est la crise des subprimes. Pour faire face au problème les banques ont eu recours à la titrisation c’est-à-dire à la transformation des emprunts sous formes de titres sur lesmarchés boursiers. Seul problème : ces titres n’ont plus de valeur et plusieurs banques étrangères en étaient détentrices. La méfiance s’installe, les banques ne se prêtent plus d’argent certaines banques font donc faillites tandis que d’autres voient leur valeur boursière en chute libre. Des solutions sont envisagées mais restent néanmoins risquées et insuffisantes comme l’injection de liquidités quiexpose à une inflation. D’une crise nationale des subprimes on est passé à une crise financière américaine puis mondiale pour finir en crise économique de grande ampleur. Ce cas illustre bien l’insuffisance de la régulation par le marché puis les limites d’une intervention imprévue et tardive des Etats.

II. Intérêts d’une régulation mixte

Une confiance absolue en l’autorégulation...
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