La croissance ne fait pas le bonheur

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  • Publié le : 2 avril 2011
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ÉCONOMIE

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Cet article s'intitule La croissance ne fait pas le bonheur et est extrait du dossier « le bonheur expliqué par les économistes » de la revue Problèmes économiques du 2 janvier 2008. Les auteures, Isabelle Cassiers et Catherine Delain nous expliquent le lien fait en économie entre les notions de croissance et de bonheur.
La notion de bonheur est subjective ettrès difficilement définissable. La croissance est elle définie par François Perroux comme l'augmentation soutenue pendant une ou plusieurs périodes longues, d'un indicateur de dimension, le produit global net calculé en termes réels (le plus souvent le Produit Intérieur Brut). Elle est, d'après les auteures, l'un des principaux objectifs des gouvernements pour favoriser le bien-être de leurpopulation. F. Perroux distingue croissance et développement. Le développement est engendré par la croissance et peut se définir comme l’ensemble des transformations des structures économiques, sociales et institutionnelles qui rendent la croissance durable et améliorent les conditions de vie de la population. Il y a donc ici un lien entre croissance et bonheur ou bien-être.
Dans la première partie dutexte, les auteures nous montrent que les économistes s'intéressent de plus en plus à la question de la « satisfaction de vie », ce qui se traduit par le développement d'indicateurs tels que l'IDH (Indicateur de Développement Humain). Pour mettre en relation la croissance et la satisfaction de vie ils proposent de comparer le PIB par habitant avec ces indicateurs, ce que nous montrent les auteuresavec les graphiques (page 5). Selon elles, cette méthode par sondage est intéressante car elle nous permet de percevoir les différences de satisfaction entre les populations à une même date, ou d'observer les différences de satisfaction d'une population à travers l'histoire. Cependant la relation de causalité entre croissance et bonheur ne peut être entièrement établie. De plus, un problèmeméthodologique apparaît : les deux variables n'ont pas la même échelle. En effet, l'augmentation du PIB n'a potentiellement pas de limite tandis que la satisfaction de vie est notée sur une échelle de un à quatre. La comparaison reste toutefois intéressante car le constat que l'on en tire est que le PIB par habitant augmente fortement et régulièrement dans les pays occidentaux tandis que la satisfactionde vie reste stable. Les économistes se demandent donc pourquoi la croissance ne permet pas de faire progresser le sentiment de bien-être des individus.
Suite à cela, les auteures exposent les principaux arguments mobilisés pour répondre à cette interrogation dans une deuxième puis une troisième partie.
Dans la seconde, intitulée « Toute richesse est relative », elles remettent en cause l'idéeselon laquelle le bien-être croît parallèlement au revenu. Deux notions définies en psychologie permettent de se positionner contre ce postulat : l'effet d'habitude et la comparaison sociale.
L'effet d'habitude est l'idée que lorsque le niveau de vie augmente, les individus s'adaptent et acquièrent de nouvelles habitudes correspondantes. Ainsi l'individu a de nouvelles attentes et si l'écartentre son niveau de vie et ses attentes reste toujours le même, son sentiment de satisfaction ne change pas. Un meilleur niveau de vie ne signifie donc pas automatiquement un plus fort sentiment de bien-être.
La comparaison sociale traduit l'idée selon laquelle l'individu a un besoin perpétuel de se comparer aux autres. Ainsi il ne peut se sentir satisfait que s'il développe davantage et plusrapidement ses conditions de vie matérielles que ceux à qui il se compare. C'est ce que les économistes appellent « la course aux lévriers ».
Ces deux notions aboutissent à ce que les auteures décrivent comme un « relèvement constant des aspirations individuelles ». En effet, l'individu veut toujours davantage et ne se satisfait jamais réellement car il existe toujours un écart entre ses conditions...
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