La croissance

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  • Publié le : 7 mars 2010
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SECTION 1 – LA CROISSANCE


I) Définition

La croissance correspond à un accroissement durable de la production nationale.

Concrètement, elle se mesure par le taux de variation du PIB (ou du PNB).
Sur une longue période, effectuer des comparaisons temporelles nécessite de mesurer la croissance réelle, c’est à dire le taux de variation du PIB sur des valeurs en euros constants. Il s’agitde mesurer le PIB sans tenir compte de l’inflation. En effet, un taux de croissance positif peut être trompeur si cette croissance n’est due qu’à l’accroissement du niveau général des prix.

II) La vision « préhistorique » de la croissance

En première analyse, la production est fonction des 2 principaux facteurs disponibles : le capital et le travail. Y = f (K,L)
La croissances’explique donc par :
- l’augmentation du capital, en ce sens l’investissement favorise la croissance
- l’augmentation du facteur capital : allongement de la durée hebdomadaire du travail, accroissement de la population active.
Toutefois, une telle analyse simpliste aurait pour conséquence de conclure à une croissance finie, au delà d’un certain seuil la production ne pourrait plusaugmenter. En effet
- la théorie économique postule des rendements qui deviennent décroissants (à technique de production constante, les rendements factoriels sont voués à baisser)
- l’augmentation de l’emploi de facteur capital se heurte à l’épuisement des ressources naturelles.
Le club de Rome, en s’appuyant sur le rapport MEADOWS (1972) préconisait un frein à la croissance souspeine d’épuiser les matières premières (question récurrente – cf la flambée du pétrole actuellement et les inquiétudes quant aux réserves encore disponibles).
- MALTHUS, l’accroissement de la population se heurte au phénomène des rendements décroissants : la croissance démographique serait exponentielle, alors que la croissance de la production serait arithmétique. Un tel schéma aboutit àune réduction de la richesse par tête. D’où les thèses malthusiennes visant à réduire la fécondité des femmes.
Selon cette vision traditionnelle, la croissance s’explique avant tout par l’investissement et l’accroissement du facteur travail mais il ne s’agirait pas d’un phénomène infini.
Au delà, l’impact positif de l’investissement, selon un raisonnement libéral, l’épargne en favorisantl’investissement contribue à stimuler la croissance à long terme. Toutefois, ceci est en contradiction avec les impératifs conjoncturels qui déterminent la croissance de court terme.
Cet arbitrage entre l’horizon conjoncturel (importance de la demande) et l’horizon structurel (importance de l’épargne afin de favoriser l’investissement) a été pris en compte par KALDOR qui a montré l’importance de larépartition des revenus nés de la croissance (profits / salaires).
Des profits « trop » élevés favorisent l’investissement mais compriment les salaires et réduisent donc les débouchés (d’où le succès du fordisme, s’appuyant sur des salaires indexés sur la productivité).
A l’inverse, un taux de profit trop faible nuit à l’investissement, alors que des salaires « trop » élevés sont susceptibles de générerde l’inflation (crise des années 1970)

III) La prise en compte du progrès technique

S’il est difficile de s’affranchir de l’hypothèse de rendements décroissants dans la fonction de production à court terme, les économistes ont dû constater la permanence de la croissance sur le long terme, et ont pris en compte le progrès technique.
La théorie économique s’appuie, en matière de croissance,sur une hypothèse de rendements d’échelle constants (ce qui reste compatible avec des rendement factoriels décroissants).
Une production à rendements d’échelle croissants signifierait une croissance infinie, à un rythme exponentiel, ce qui paraît peu plausible au regard des faits.
Une production à rendement d’échelle décroissants signifierait une croissance nécessairement finie, à moins...
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