La dépénalisation comme solution à la dette publique.

Pages: 6 (1399 mots) Publié le: 16 novembre 2009
Selon l’OMS, tous les éléments classés en tant que stupéfiants sont des dangers entrant en conflit direct avec le caractère humain de notre nature. Et cela ne se conteste pas ; le cannabis comme beaucoup d’autres produits addictifs peut avoir un effet fortement néfaste pour notre santé que ce soit moral ou physique. Cependant, selon les réflexions qui s’échangent actuellement, un plaidoyer semblepossible.



La France est le premier pays consommateur européen de Marie Juana et compte par la même occasion 200 fois plus de « marginaux » dus à la drogue par rapport à la Suède ainsi qu’un grand banditisme alimenté en grande partie par cette activité. On estime que l’activité du cannabis représenterait 40 000€ par jour à Grenoble. Un réel problème donc.

Aujourd’hui si nous faisonsla sourde oreille face à une éventuelle réflexion visant à résoudre de manière alternative la consommation, c’est que l’on ne peut – en France – présenter positivement le cannabis sans tomber sous le coup de la loi qui l’interdit.

(http://fr.wikipedia.org/wiki/Législation_sur_le_cannabis)

Et pourtant ! Face aux mutations mondiales actuelles (le Danemark étudie en ce moment l’idée deplagier le modèle législatif hollandais) qui prévoient une régulation du cannabis par le commerce et non plus par la loi, la France devrait peut-être commencer à en faire de même.





Renforcer la prévention ou les forces de police ?


Comme tous écarts de la nature humaine comme la conduite en état d’ivresse ou le racisme, l’État s’acquitte de la fonction de régulateur afin deprévenir et punir ces actes. Le cannabis considéré comme nos deux exemples (en omettant toutes les subtilités juridiques du Code pénal) fait également office de campagne de prévention dans les collèges, lycées et entraine des sanctions juridiques graduées en cas de non-respect à ces règles : 3500 € d’amende et un an d’emprisonnement pour une simple consommation (simple ne doit pas être entendu comme unedénonciation, mais comme un renforcement de la définition), 7 500 000 € ainsi qu’un emprisonnement à perpétuité pour un trafic et 50 000 € et 3 ans de prison pour la culture personnelle.

Par ces mesures législatives, la France se distingue à deux niveaux puisqu’elle est le pays le plus répressif d’Europe, mais comptabilise également le plus grand nombre de consommateurs. Faut-il y voir dans cesystème juridique une réponse adaptée ou un aveu de son inefficacité ?



Si la France redore aujourd’hui son image internationale grâce à son modèle économique de dépense publique et sa « relative » résistance à la crise, n’est-il pas temps de prendre de l’avance en ouvrant le débat sur l’épineux problème du marché du stupéfiant ?



Plusieurs pistes de réflexion qui nous parviennentde nos voisins…


L’idée d’une dépénalisation n’a pas frisé à l’oreille de quelques hippies qui voyaient là la possibilité de fumer tranquillement leurs pétards en écoutant le dernier Sizzla. Non. Mais bien de la commission européenne, du gouvernement de Californie, de la chambre des lords ou encore du royaume du Danemark.



- Commencons l’analyse en observant les effets d’unepotentielle dépénalisation là ou elle actuellement lieu : le cas hollandais. Il est l’un des seuls pays au monde où l’on peut ouvertement commenter les effets positifs ou négatifs d’une dépénalisation puisqu’il est le seul pays à avoir légalement dépénalisé sa consommation ainsi que sa production.

Si son état est rarement cité auprès des prohibitionnistes, c’est que sa dépénalisation n’a pasentrainé un surcroit de la consommation et a d'ailleurs permis de prendre conscience que la consommation des Hollandais était l’une des plus faibles d’Europe.



Il n’y a encore aucune démonstration qui met en évidence le lien entre une autorisation légale et un prolongement moral : si le cannabis est dépénalisé demain, aucun exemple tangible ne permet d’affirmer que la consommation de la...
Lire le document complet

Veuillez vous inscrire pour avoir accès au document.

Vous pouvez également trouver ces documents utiles

  • Les etats face à la dette publique
  • La dette publique nuit-elle à la croissance économique ?
  • Dette publique
  • Dette publique
  • La dette publique
  • Dette publique
  • Dette publique
  • Dette publique

Devenez membre d'Etudier

Inscrivez-vous
c'est gratuit !