La dialectique hegel

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  • Publié le : 24 mai 2010
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Cette philosophie est essentiellement déterminée par la notion de dialectique, qui est tout à la fois un concept, un principe d'intelligibilité, et, selon Hegel, le mouvement réel qui gouverne les choses du monde. La pensée hégélienne est donc la compréhension de l'histoire de ce qu'il appelle l'Idée, Idée qui, après s'être extériorisée dans la nature, revient en elle-même en niant cette altéritépour s'intérioriser, s'approfondir et se réaliser dans des formes culturelles (suivant une hiérarchie formelle d'un contenu identique : art, religion et philosophie). D'un point de vue très général, c'est donc une pensée qui veut concilier les opposés qui apparaissent, par la conciliation des philosophies de l'Être et des philosophies du devenir. En effet, avec la dialectique, ces oppositionscessent d'être figées puisque le mouvement d'une chose est d'être posée, puis de passer dans son contraire, et ensuite de réconcilier ces deux états. Ainsi, l'être n'est-il pas le contraire du néant ; l'être passe dans le néant, le néant dans l'être, et le devenir en est le résultat : « Le néant, en tant que ce néant immédiat, égal à soi-même, est de même, inversement, la même chose que l'être. Lavérité de l'être, ainsi que du néant, est par suite l'unité des deux ; cette unité est le devenir. » (La Science de la logiqueréf. à confirmer : )
Le concept de "dialectique" est pris en deux sens par Hegel selon que l'on parle du dialectique ou de la dialectique. Le dialectique désigne un moment intermédiaire entre l'abstrait et le spéculatif, qui correspond en gros au scepticisme (l'art dedissoudre les opinions dans le néant), tandis que la dialectique désigne le mouvement de dissolution du fini lui-même. Hegel distingue en effet trois moments dans la connaissance. Tout d'abord (mais il s'agit d'une priorité logique et non temporelle), la connaissance est abstraite, l'entendement constitue l'empirique en objet de connaissance, et à cette fin il en fait le sujet de prédicats qui ne doiventpas se contredire. Mais (deuxième moment) la raison découvre que les concepts dans lesquels l'entendement croyait pouvoir connaître le concret ont un défaut : ils réifient l'objet de la pensée en le faisant passer pour une chose en soi, ce qu'il n'est pas du tout." La pensée en tant qu'entendement s'en tient à la déterminité fixe et à son caractère différentiel par rapport à d'autres, et un telabstrait borné vaut pour elle-même comme subsistant et étant pour lui-même" (Encyclopédie, §14réf. à confirmer : ). Dès lors, la pensée doit se mettre en quête du véritable concret en commençant par dissoudre cette absolutisation des concepts finis. Ce moment est celui du dialectique proprement dit. Mais le point capital est de comprendre que la dissolution des concepts abstraits n'est passeulement l'oeuvre de notre réflexion, mais est immanente au fini lui-même, ce pourquoi la dialectique est objective (§15). Enfin, la pensée sort du scepticisme en concevant le concret comme totalité des déterminations, moment que Hegel appelle spéculatif. "Spéculatif" est le mot que Hegel emploie le plus souvent pour caractériser sa philosophie. C'est donc proprement une mécompréhension de son œuvre quede la réduire à une dialectique."La Logique est essentiellement philosophie spéculative" (§17réf. à confirmer : ).
La dialectique est habituellement identifiée au syllogisme et ses trois moments : thèse, antithèse, synthèse ou position, opposition, composition. Cependant à la fin de la Logique (L'idée absolue, p. 381-383) Hegel montre que le moment négatif se divise en deux : oppositionextérieure et division intérieure ou médiatisé et médiatisant : « si après tout l'on veut compter", « au lieu de la triplicité, on peut prendre la forme abstraite comme une quadruplicité" (souligné par les traducteurs, en particulier dans leur présentation de la doctrine de l'essence, p. XIII). Cela n'empêche pas la pertinence de la division ternaire, omniprésente. En fait on pourrait parler de cinq...
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