La diminution de l'intervention de l' état est-elle une source de croissance économique

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  • Publié le : 8 avril 2011
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Proposition légèrement modifiée à partir du corrigé de France-Examen
I - ANALYSE DU SUJET
Le sujet proposé est un sujet de synthèse. Le rôle et la place de l'Etat dans la croissance sont examinés dans plusieurs points du programme, dans l'Introduction et le "rôle des pouvoirs publics" principalement mais aussi dans d'autres thèmes. On attend du candidat une argumentation claire et une analysecorrecte des documents. Ceux-ci ne posent pas de grandes difficultés et encadrent bien le sujet.
II - CORRIGE
Introduction
Libéralisme : le retour près une aussi longue absence! La crise de 1929 semblait l'avoir remisé dans le placard aux oubliettes. Tous étaient peu ou prou keynésiens : aux Etats-Unis le républicain Richard Nixon le proclamait et en France Jacques Chirac se disait «travailliste. »
Le ralentissement économique depuis le milieu des années 70 a remis en évidence le débat sur la place de l'Etat dans l'économie et la société. Les années 80 ont vu un regain du libéralisme dans les théories économiques et les politiques mises en place. Il est possible et intéressant, avec le recul des 20 dernières années, de s'interroger sur le degré d'intervention de l'Etat souhaitablepour la croissance économique, cette augmentation soutenue, pendant une période longue de la production d'un pays.
Si le libéralisme s'est largement imposé comme une voie de sortie de la crise depuis les années 80, cette issue ne semble pas en mesure d'assurer une croissance aussi longue et soutenue que celle des « trente glorieuses »

1. LA DEREGLEMENTATION : UNE ISSUE A LA CRISE...
La fin des« trente glorieuses » conduit à une mise en cause du modèle fordiste. Le tournant libéral des années 80 à produit des résultats mitigés
A - La mise en cause de l'intervention de l'état.
• Influence des théoriciens de l'offre aux Etats-Unis : la critique du keynésianisme par Milton Friedman, Arthur Laffer. Ces auteurs ont repris et prolongé les thèses d'Adam Smith (et d'autres classiques) pourcondamner l'intervention de l'Etat (doc 1).
• L'Etat est accusé de générer des rigidités sur les marchés (du travail ou du capital). On lui reproche de mettre en place des obstacles au marché et à l'initiative privée.
B - La mise en place du libéralisme
• Le "tournant" libéral s'opère en Grande Bretagne (Thatcher 1979) et aux Etats-Unis (Reagan 1980). Il interviendra en France plus tard (après1983) et de façon moins forte qu'aux EU ou en GB.
• Le désengagement prend plusieurs formes (doc 4) privatisations, déréglementation, réduction des déficits publics (doc 2), baisse d'impôts.
• La flexibilité augmente sur le marché du travail sous diverses formes.
• Les marchés des capitaux se "globalisent" (déréglementation, décloisonnement, désintermédiation).
• On cherche à réduire lesprélèvements obligatoires.
• La priorité est donnée à la lutte contre l'inflation (par des politiques monétaires restrictives)
• La construction européenne se fait aussi sur une inspiration libérale de désengagement de l'Etat (baisse de l'endettement et des déficits publics).
C - Les résultats économiques
• Les politiques menées semblent donner des bons résultats sur le plan économique : reprise de lacroissance aux EU et en GB, baisse du chômage (doc 2).
• Baisse de l'endettement en GB (doc 5).
• En France, la croissance reste faible, comme en Allemagne. Les taux de chômage demeurent élevés malgré la maîtrise des coûts salariaux et une plus grande flexibilité sur le marché du travail.
• La lutte contre l'inflation est par contre une réussite dans tous les pays.
Ces résultats contrastés nousconduisent à relativiser l'impact sur la croissance économique de ce tournant libéral.
2. ... QUI MENE A UNE CROISSANCE FRAGILE
Le libéralisme a souvent pris la forme d'une déréglementation aux effets déstructurants, or le bon fonctionnement de l'économie s'accommode volontiers d'une certaine dose de régulation, comme l'illustrent, paradoxalement, les succès que revendique le libéralisme...
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