La division du travail

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  • Publié le : 28 novembre 2011
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La division sociale du travail existe à l'intérieur des sociétés aussi bien humaines qu'animales. Elle constitue même l'un des principes fondamentaux de leur organisation.
C'est le thème général traité par exemple dans le célèbre essai d'Émile Durkheim, La Division du travail social, qui étudie la répartition des activités productives, entre des groupes spécialisés dans des activitéscomplémentaires.
Pour Émile Durkheim, la « division du travail social » (De la division du travail social, 1893) est un phénomène social plus qu'économique. En résumé, Durkheim distingue :
– les sociétés traditionnelles (sociétés premières, communautés villageoises) où se manifeste une solidarité mécanique car fondée sur la ressemblance, la similitude entre les membres ; la conscience collective y est forteet la tradition produit les normes et détermine la culture du groupe ; les activités sociales (productives, artistiques, politiques, etc.) sont peu diversifiées et donc peu spécialisées (mis à part les chamans, par exemple) ;
– les sociétés modernes où la combinaison des phénomènes d'urbanisation, d'industrialisation et d'extension du salariat favorise la multiplication des activités sociales etdes métiers : le « travail social » est donc fortement divisé. Les individus se libèrent de la pression du groupe (moins de conscience collective, montée d'un individualisme positif) et c'est désormais la loi qui régit la vie en société. La solidarité subsiste cependant, mais elle relève désormais davantage de la gestion et/ou de l'encadrement des interdépendances entre individus et groupessociaux (qui se développent avec la division du travail social) : Durkheim parle alors de « solidarité organique ».
Même s'il a relevé plusieurs formes de pathologie de la division du travail social en cette fin du xixe siècle, Durkheim entend montrer comment les communautés humaines peuvent créer de nouvelles règles et de nouvelles formes de solidarité, face aux grands changements provoqués par laRévolution industrielle. On retrouve bien là l'une des grandes préoccupations du sociologue : l'« harmonie sociale ».
Cela peut aussi renvoyer à des aspects particuliers comme par exemple la "division sexuelle du travail", objet fréquent d'étude pour la sociologie et l'ethnologie: où il s'agit d'analyser et de comprendre la distribution institutionnelle ou coutumière des fonctions productives entreles sexes. Elle rend en particulier compte de l'institution et l'articulation entre les deux sphères d'activités distinctes que sont la vie et l'économie domestique et la vie et l'économie publique ou marchande.
Division technique du travail[modifier]

Historiquement, l'approfondissement et le perfectionnement du principe de division du travail sont associés à la croissance de la productionéconomique, ainsi qu'à la montée du capitalisme et d'un système productif complexe. La division du travail accroît l'interdépendance économique et nécessite le développement du commerce. Sa mise en place va de pair avec l'apparition et le renforcement d'institutions instaurant la répartition des tâches et la circulation des biens: Ainsi la diffusion et l'usage de la monnaie ont facilité les échangesrendus incontournables par la spécialisation des opérateurs.
Intimement liée au machinisme, ce thème revient sur le devant de la scène à l'époque de la révolution industrielle. Les auteurs sont divisés sur la question de savoir qui du machinisme ou de la division du travail a constitué le facteur déclencheur du développement économique et social. Quelle que soit la réponse à cette question, lerenforcement de la division du travail est patent: Mobilisation et spécialisation des compétences sont invoquées pour structurer le système de production en occupations différenciées. Ceci afin de mieux correspondre aux différentes aptitudes des êtres humains et aux environnements divers dans lesquels ils vivent et mieux satisfaire leurs préférences.
« Les talen[t]s et les goûts des hommes...
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