La fascination

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« La fascination a ceci d'extraordinaire qu'elle ne s'embarrasse d'aucun interdit. »

F. Victor – AV1 Gestion de production – DLA – Avril mai 2008

1/ Définition de la fascination :

La fascination, du latin « fascinum » signifiant « charme », est l’action du verbe fasciner. La définition de ce verbe s’articule sous quatre sens différents mais extrêmement liés les uns auxautres de part leur étymologie latine commune.

●Fasciner un être vivant, l’attirer, le dominer, l’immobiliser en le privant de réaction défensive par la seule puissance du regard ; hypnotiser.
Illustration : Il est dit que le serpent à la capacité d’exercer une fascination sur certains oiseaux, le rossignol par exemple.

●Fasciner quelqu’un, attirer irrésistiblement son regard.
Illustration :Le feu le fascinait, il restait là des heures durant devant la cheminée.

●Fasciner quelqu’un, en lui parlant de quelque chose, être pour lui un objet privilégié de pensée, de désir, etc.
Illustration : Le pouvoir est un sujet qui m’a toujours fasciné, il ne pense qu’à cela.

●Fasciner quelqu’un (+ complément de moyen), exercer sur une personne une attraction puissante ; captiver, séduire,subjuguer.
Illustration : Il fascinait ses auditeurs par son enthousiasme.

Sources : Grand Larousse Universel, Tome 6, 1994
Le Petit Larousse, 1998

2/Extraits littéraires :

Pour illustrer littérairement la fascination, j’ai choisi un extrait d’un livre de Salvador DALI, intitulé Journal d’un génie.
Il s’agit d’un livre de DALI sur DALI. Cette œuvre, rédigée quotidiennement sous formede journal, retrace 11 années de la vie de l’artiste, de 1952 à 1963.
Salvador DALI (1904-1989) était un peintre surréaliste, sculpteur et scénariste espagnol.
J’ai découvert cet artiste il y a plusieurs mois lors de recherches sur les peintres surréalistes. J’ai été impressionné et intéressé par son parcours
et sa polyvalence artistique, c’est pourquoi j’ai décidé d’en savoir encore plus surlui en lisant Journal d’un génie. 
A ma grande surprise, j’ai pu me rendre compte que Salvador DALI était fasciné par…lui-même !!! Sa propre personne est un sujet récurent. Normal pensez-vous puisqu’il s’agit de son journal, cependant il ne raconte pas sa vision du monde au quotidien, mais la vision qu’il a de lui-même, la fascination et l’admiration qu’il se voue, allant parfois même jusqu’àparler de lui à la troisième personne, frôlant la mégalomanie et le nombrilisme.
Le titre d’ailleurs  Journal d’un génie  est très explicite.

Avant de citer DALI, je souhaite citer un extrait de la préface de ce livre
signée Michel DÉON (écrivain et membre de l’Académie française).

« […] Ce journal est donc un monument élevé par Salvador Dali à sa propre gloire. Si toute modestie enest absente, en revanche, sa sincérité brûle. […] On ne saura pas non plus ce qu’il faut y priser le plus : la sincérité dans l’immodestie ou l’immodestie dans la sincérité. […] N’est-il pas l’homme le plus autorisé à parlé de lui-même ? On ne lui contestera pas ce droit, d’autant qu’il en parle avec un luxe de détails, une intelligence et un lyrisme qui lui sont propres ».

Quelquespassages signés DALI:

« A vingt-sept ans, pour mon arrivée à Paris, j’ai fait, en collaboration avec Luis Buňuel deux films qui resteront historiques : Le Chien andalou et L’Age d’or. Depuis cette date, Buňuel a travaillé seul et mis en scène d’autres films, me rendant ainsi l’inestimable service de révéler au public à qui revenait le côté génial et à qui le côté primaire du Chien andalou et deL’Age d’or. »
« Malgré son réalisme catégorique, mon œuvre comprendra des scènes réellement prodigieuses et je ne puis m’empêcher d’en communiquer quelques-unes d’avances à mes lecteurs à seule fin de les faire saliver ».
« Philips est un jeune peintre canadien, fanatique Dalinien »
« Je me répète une fois de plus – mais si ce n’était pas moi qui le répétais, je ne vois pas...
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